Aliya & Marion, un duo prometteur

Comment évoquer le Breakdance à Perpignan, sans  Aliya et Marion ?

Zoom sur l’origine du Breakdance 

Tout commence au début des années 70 à New York, avec Kool Herc aux platines, à l’origine des premiers breakbeats. Ce nouveau style musical donne naissance à une danse, le Breakdance. Issue de multiples influences, nous pouvons citer à titre d’exemples le Lindy Hop, mais aussi certains arts martiaux… Aujourd’hui, les battles de Breakdance se répandent dans le monde entier. Dans un esprit de compétition, les danseurs s’affrontent, non pas selon la loi de la rue, mais dans les règles de l’art ! C’est le cas d’Aliya et Marion, Bgirls de Perpignan…


Portraits

Aliya et Marion ont un parcours à l’image même du Breakdance, nourri par des influences qui leur sont propres. Aliya a toujours fait de la danse (danse contemporaine, chorégraphie debout, etc.). Une fois, passée au sol, sa spécialité devient les footwork, des mouvements de jambes qui contribuent à sa touche personnelle. Marion, quant à elle, est passée de la gymnastique à la capoeira, pour enfin s’épanouir dans les performances du Break. Ces disciplines leur ont servi de bases pour progresser plus rapidement et permettre une complémentarité dans le duo.

Elles évoluent dans le Breakdance depuis 8 ans et parmi leurs nombreuses influences, elles nomment AB Girl (USA) et Beebish (France), qui sont incontournables à leurs yeux dans l’évolution du Bgirling . Au départ, Aliya et Marion breakaient dans la rue, avant de pouvoir s’entraîner dans des locaux. Elles se sont rencontrées dans l’unique lieu de Perpignan qui le permettait, la Casa Musicale. Les deux seules Bgirls du secteur, n’ont pas tardé à former un duo.


Persévérance, ambition et détermination

Aliya et Marion, vice-championnes de France du BOTY, en 2010, n’ont qu’un objectif pour cette année : la victoire du prochain Battle Of The Year, le 9 juillet. Une finalité qui nécessite une préparation intense. C’est un véritable challenge à relever pour ce duo féminin, dont le niveau ne cesse d’évoluer. Chacune d’elle concilie la danse avec sa profession ou ses études. Entre elles, un bel esprit d’équipe règne, elles s’entraident et s’entraînent mutuellement toujours dans la bonne humeur.


Un esprit fédérateur

Aliya et Marion sont de vraies passionnées, comme le dit Aliya : « le Break fait partie de ma vie, et je ne pourrais pas vivre sans… ». Pour elles, se faire une place en tant que femmes dans ce milieu n’est pas un souci. « En France, les Bgirls sont assez présentes, on n’a pas à se plaindre par rapport à d’autres pays. Au niveau des événements, nous avons de plus en plus notre place. Et ce n’est pas rare de voir une Bgirl dans un crew de Bboys. » commente Marion.

Aliya poursuit : « Maintenant, il y a même des filles qui gagnent contre des mecs ! ». Puis, elle nous explique pourquoi leur attachement à la culture Hip Hop est si fort : « C’est une culture qui prône la tolérance, l’ouverture d’esprit, l’unité, et ce sont des valeurs auxquelles on adhère ! ». Marion ajoute : « Les battles sont le reflet de la planète, dans les équipes, toutes les origines sont présentes. Et dans certaines, il y a des handicapés, des nains, etc. Tous se mélangent…et chacun y trouve sa place. Tout le monde est sur le même pied d’égalité ! ». Le manque de tolérance dans la société actuelle est aux antipodes de l’esprit du Breakdance. Une belle source d’inspiration pour puiser et répandre de vraies valeurs. L’esprit Hip Hop, un bel exemple pour demain !

>> A noter : retrouvons Aliya et Marion, pour la finale du BOTY France, le 9 juillet à Nîmes. En attendant, souhaitons leur le meilleur !

>> Plus d’infos sur : http://www.botyfrance.com/

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ILS ARRIVENT !

So et les membres de son collectif, Appellation d’Origine Non Contrôlée (AONC), arrivent avec une compilation très prochainement…


En découvrant le clip, nous sommes prévenus, ils arrivent et ça s’annonce prometteur !

So, artiste depuis plus de 10 ans (rap et chant) ne mâche pas ses mots. Elle nous transporte dans son univers engagé, où elle affirme ses opinions haut et fort. So nous explique : «AONC, c’est le côté revendicateur du rap, donc quand on n’est pas d’accord, on le dit !»

Pour cette MC, ce qu’il l’anime dans cet art, c’est le plaisir d’écrire, mais aussi d’utiliser sa plume en tant que moyen d’expression et surtout d’information. Elle commente : « Nous devons faire face à un problème d’information, les gens sont complètement désinformés, notamment sur des faits très graves, alors dans mes textes, j’explique ou je clarifie certaines situations. » Donc elle creuse pour y puiser l’information « brute » et non amplifiée ou erronée. Ce travail de recherche lui permet de donner du fond à ses écrits, pour y dénoncer les maux de la société en perçant des tabous. Du rap qui fait plaisir à écouter, où émanent de vraies valeurs !

« L’ombre de la ville », un son de la mixtape à venir le 29 avril 2011, avec 3 membres du collectif : L’archer, Akilla et So, sur une production d’Akilla.

Voici ce qui arrive ! Un premier CD qui réunit différents styles, autour d’idées communes : solidarité, unité, amour, générosité… Un concert aura lieu pour la sortie de la compilation.

Le collectif AONC, en concert à la Rock School Barbey à Bordeaux, a invité d’autres artistes pour partager ce moment privilégié de 180 minutes chrono. Le principe, pour les 15 groupes qui se relaieront sur la scène, est d’assurer un show de 10 minutes. Les performances seront chronométrées par un arbitre.

Soyez vous aussi dans les « starting block » pour vendredi prochain à 20h30 !

Des portes qui claquent !

Avec des matériaux de récupération, du graffiti et des habitants, on obtient une dose créative qui mêle l’art à la mémoire d’un quartier…

Le centre d’animation Cap Léo à Mérignac réalise chaque année une œuvre collective. A l’été 2010, le graff était au cœur du projet. Suite à la démolition d’une résidence, ils ont récupéré les portes des appartements…pour en faire des œuvres d’art ! Dock, un graffeur du quartier, a initié les jeunes du centre à manier des bombes de peinture pour redonner vie à ces portes.

L’objectif, sensibiliser les jeunes et la population pour que l’art du graffiti soit considéré à sa juste valeur. Marijo Manzano, médiatrice sociale et culturelle, à l’initiative de ce projet, souhaite montrer que « cet art de qualité » est un moyen d’expression, qui peut permettre de donner du sens à la mémoire d’un quartier.

Pour valoriser le travail des jeunes et promouvoir cette pratique artistique auprès d’un large public, ils continuent à faire découvrir leurs œuvres dans différents lieux de la ville. Prochaine exposition : la piscine !

Une démarche insolite qui contribue à révéler la créativité débordante de la culture Hip Hop.

> http://www.graffeur-dock3dc.com/