« SCARIFICATIONS TOUR »

Concert Abd Al Malik
Retour sur un concert hors du commun, celui d’Abd Al Malik au Rocher de Palmer… Une tournée à l’occasion de son cinquième album solo « Scarifications », dont le producteur n’est autre que Laurent Garnier.

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Robb Banks

A tout juste 21 ans, le jeune rookie natif de l’Ohio commence bien sa carrière… Très éclectique, il est autant influencé par Biggie que par Sade, artistes qui lui ont donné envie de se lancer dans la musique…

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Asocial Club

Prodige & KoziHip Open a fait le déplacement de Bordeaux jusqu’à Niort pour assister au premier show de l’Asocial Club : une programmation incisive ! Le concert de Casey, AL, Vîrus, Prodige, aux côtés de DJ Kozi a marqué les esprits…

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PARIS TONKAR, le livre

PARIS TONKAR
Hip Open vous propose de découvrir, ou de re-découvrir plus en détails, les débuts du Graffiti parisien à travers le livre Paris Tonkar, suite à un échange avec Tarek Ben Yakhlef, l’un des deux auteurs.

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Arrêt sur images


Une ballade au Marché de Lerme à Bordeaux s’est imposée pour découvrir l’univers du light painting, à l’occasion de l’exposition « Lumières croisées de Bordeaux à Casablanca » d’Alexandre Dupeyron et Yann Chatelin. Une belle surprise !

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Un voyage par l’image


La photographie… Un langage universel qui a le pouvoir d’immortaliser un instant à jamais… Un moyen d’expression qui a la capacité de faire passer des émotions… C’est à travers l’œil de Valentin Campagnie que nous plongeons dans l’univers de la photographie.

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PANDEMIK MUZIK

Dans le rap, ce qui prime avant tout, ce sont les rimes, le flow et les instrumentales…trois ingrédients indispensables pour faire un bon morceau ! La musique y est déterminante, d’où l’importance de l’art du beatmaking. Pourtant la majorité du public n’a pas connaissance du nom de ceux qui se cachent derrière les productions musicales, de ceux qui sont à l’origine du rythme des chansons. Intéressons nous de plus près à cette pratique, en découvrant l’univers de Pandemik Muzik…

Un duo de beatmakers

Après quelques années en solo, Bachir et J-Lock ont commencé à travailler ensemble en 2009, par l’intermédiaire de Black Kent pour son album « Yes I Kent ».


Entre ces deux producteurs, le feeling est passé tout de suite : « on a vraiment senti une alchimie se créer » affirme Bachir. Lui est plus dans la recherche, très influencé par l’école new yorkaise, il ramène les samples, il trouve des breakbeats, des nouvelles rythmiques et J-Lock est davantage dans la composition de la musique. D’où la volonté d’unir leurs forces pour créer le duo Pandemik Muzik.

Ce duo complémentaire a réalisé des productions pour des rappeurs tels que Black Kent, le collectif 99 Projet, Sam’s, Keurspi et Soza de Bordeaux, S-Pi (94), Esta Capitan (93), Négrociateurs (Suisse) et Nix (Sénégal). J-Lock et Bachir restent ouverts à d’autres styles et ont déjà produit deux morceaux pour un chanteur.


Dans l’ombre des rappeurs

Dans le beatmaking, les producteurs restent peu mis en avant. Ils ne sont pas toujours crédités sur les mixtapes et leurs noms apparaissent rarement sur internet. Apparemment, en France, ce n’est pas dans la logique de préciser le nom de celui qui produit un morceau. Aux Etats-Unis, c’est presque l’inverse, le producteur est parfois plus connu que les rappeurs. Bachir l’explique : « Ici, ce n’est pas forcément dans la culture mais ça va arriver, ça commence à se faire. Je pense à un producteur qui fait parler de lui… Richie Beats !  Il a fait la majorité des productions sur l’album Soyons Fous d’Ol’Kainry et Jango Jack.» Puis il ajoute : « Il y a de sacré beatmakers en France comme les Soulchildren par exemple, mais eux sont signés, donc ils sont mis en avant. Sinon, en général, il y a peu de visibilité sur le nom des beatmakers ».

Conscients de cette difficulté, l’objectif des membres de Pandemik Muzik est de faire entendre leur musique et de la faire sortir du studio pour pouvoir se faire un nom dans le milieu du rap. Aujourd’hui, ils ne vivent pas de leurs productions. L’essentiel pour eux, c’est la reconnaissance d’être crédité et d’avoir des placements. « Avec J-Lock lorsque l’on est crédité Pandemik Muzik, c’est déjà une forme de paiement ».


Une passion pour la musique

Pandemik Muzik, c’est un travail d’équipe avec une véritable alchimie, où l’inspiration y est souvent instinctive (à partir d’un sample, d’une mélodie…). Bachir donne quelques détails : « J-Lock a fait du solfège, il a une oreille musicale incroyable ! Il est super avancé, super talentueux, il maîtrise le clavier, c’est un virtuose !  Il me motive pour travailler davantage et m’améliorer en tant que producteur. »

Ils apprécient la musique à sa juste valeur, du West Coast au Dirty : « On ne peut pas dire : ça c’est de la bonne musique et ça non… Il y a tellement d’éléments à prendre en compte… Le contexte social est important aussi. Le rap de New York n’est pas le même que le rap de Memphis, de L.A et de Chicago… Donc nous, on peut passer de MC’s en MC’s et toujours autant kiffer car cela reste Hip Hop. »

Un duo authentique

Rester indépendant ou signé en major, pour Pandemik Muzik, ce n’est pas la question. Le principal est de conserver leur indépendance dans le processus créatif. Bachir et J-Lock attachent beaucoup d’importance à la sincérité dans la musique. « Nous sommes plus influencés par l’attitude, l’état d’esprit et la manière de communiquer que la musique en elle-même ». Ce qui se retranscrit naturellement dans leurs productions, qui respirent l’authenticité, tout simplement.


Bachir et J-Lock tiennent à garder leur ligne directrice : faire de la bonne musique, collaborer avec de bons rappeurs, pour asseoir le nom Pandemik Musik et faire connaître leur touche particulière, toujours dans un bon esprit.

Pandemik Muzik, en plus de la passion et du talent, c’est de l’ambition et de la détermination. Leur souhait est de collaborer avec les rappeurs les plus renommés, aussi bien aux Etats-Unis (NAS, JAY-Z, JADAKISS, EMINEM…) qu’en France (ILL des X-MEN, YOUSSOUPHA, AKHENATON, OXMO PUCCINO, LINO…). Donc souhaitons leur une bonne réussite !

 

>> Pour plus d’infos, retrouvez Pandemik Muzik sur Soundcloud, Facebook et Twitter

Du talent à revendre !

Dernièrement sur Hip Open, vous avez pu avoir un aperçu du concert de Guizmo à la Rock School Barbey de Bordeaux. Cet événement, pleinement réussi, est à l’initiative de T.A.P.E Recordz, une association dont les membres font partie du groupe de rap Talents d’Achille. Une soirée bien remplie pour ces organisateurs qui ont également assuré une prestation sur scène, en première partie.

Talents d’Achille Production Entertainment

T.A.P.E Recordz est une association qui vise à émanciper la culture Hip Hop sur Bordeaux, par le biais d’ateliers d’écriture et d’organisation de concerts. El Nas-a explique l’origine de leur démarche : « On s’est connu grâce à nos anciens groupes (ndlr : Melomen et Del’ Prod). On en avait un peu marre d’écumer seulement les petites scènes. Sans être prétentieux, on pensait pouvoir prétendre à mieux, et comme rien ne se passait sur Bordeaux, on a décidé de développer une structure pour gérer nous même la production d’événements, et en faire profiter les autres. » 16-Ame  complète : « Nous sommes très sensibles à cette notion de partage. On fait de la musique mais on souhaite aussi représenter la jeunesse… Nous voulons que Bordeaux cesse d’être cataloguée comme une simple ville de province, il faut lui sortir la tête de l’eau ! Ce que nous essayons de faire en faisant venir Guizmo, qui a beaucoup  de buzz, ou encore Sefyu la prochaine fois… ».

T.A.P.E Recordz est gérée principalement par quatre MC’s : 16-Ame, El Nas-a, Tiziman et Bra’biza. Au sein de cette structure, on ne retrouve pas uniquement des projets événementiels, plusieurs pôles y sont développés, notamment la photo, l’infographie, l’audiovisuel… Leur objectif est de promouvoir les talents, quelque soit le domaine. L’avis de chacun est important… Ils évoluent en fonction des rencontres, toujours pour « tirer un maximum de talents vers le haut ».

Ils tiennent beaucoup aux ateliers d’écriture, à la transmission et l’entraide générée. « On part du principe que l’on doit faire ce qui n’a pas été fait pour nous. Nous avons l’envie d’accorder du temps à ceux qui veulent vraiment bosser. Mais il n’y a pas de secret pour y arriver, il faut travailler ! Nous, ça fait un an et demi que l’on bosse de façon acharnée. » nous précise El Nas-a.

Attachés à leur indépendance, ils envisagent de labelliser leur groupe, Talents d’Achille, via T.A.P.E Recordz « pour ne pas être des marionnettes ». Pour 16-Ame : « La musique est un art martial. C’est une manière de penser, une discipline. Que nous sommes prêts à partager avec ceux qui auront cette mentalité. », ce qui laisse entrevoir d’éventuelles collaborations pour la suite…

  Un crew déterminé

 Talents d’Achille, c’est 7 MC’s aux âges et horizons bien différents. De 17 à 29 ans, ils évoluent ensemble tout en ayant un discours, une vision, des textes et un flow plutôt distincts. La diversité de leur culture et vécu respectifs constitue une richesse fondamentale pour l’équipe.

Le nom du groupe est inspiré de la légende du talon d’Achille… Djekill nous en dit plus : « La référence à la faiblesse d’Achille, par son talon, est partie d’un constat… De nos jours, dans l’industrie musicale, le talent ne prime pas forcément, c’est plutôt l’image, les relations… Il y a donc beaucoup de boycott d’artistes, dans le milieu,  qui justement n’ont pas le profil, seulement le talent !  Alors sans arrogance, on a opté pour ce nom. Non pas pour dire que nous sommes les plus talentueux, mais pour exposer une diversité de talents, dans différents domaines… »

Pour décrire leur univers, c’est Atenta qui prend la parole : « Nous abordons des thèmes que nous aimerions entendre plus souvent dans les chansons mais qui existent peu ou pas… On préfère faire l’apologie de nos valeurs plutôt que celles du crime ou de la drogue. Nous ne voulons pas engrainer les jeunes. On préfère leur évoquer nos regrets, etc. Donc faire de la musique qui nous ressemble, avec des valeurs positives. »

Chacun a son univers propre…  Toziako, avec son côté technique et la rapidité de son flow. Tiziman, dénonciateur et engagé. Djekill, avec ses rimes multi-syllabiques. El Nas-A, le conscient du collectif. Atenta, authentique et street. Bra’biza plus nerveux. Et 16-Ame, avide de punchlines.

Niveau projets, un clip arrive très bientôt… Puis d’ici un mois, ils sortiront une mixtape sur face B, d’où le nom face B-Réta. Et ils parlent déjà de leur street album. Cette fois-ci avec leurs propres sons réalisés par le beatmaker du groupe, El Instru-ktor. Ce projet devrait s’appeler « La guerre de 3-3 », en référence à la guerre de Troie pour rester dans le contexte initié par le nom du crew. Ce qui rappelle également le département de la Gironde… Ils représentent la ville de Bordeaux mais Djekill nous affirme : « Nous ne rappons pas en tant que rappeurs bordelais mais en tant que rappeurs. En plus, nous venons d’un peu partout… ». Et 16-Ame conclut par : « A la base nous sommes des kickeurs, on ne se prend pas trop la tête, on veut surtout se faire entendre. »

Des projets en pagaille donc, et une volonté sans faille. Il ne reste plus qu’à attendre leur prochaine scène, pour la première partie du concert de Sefyu, le 16 février prochain…

Angélique & Ludovic 

HASSAN… Du sens et de la punchline au service de vraies valeurs !


GHETTOBLASTER : n.c, lecteur de musique emblématique de la culture Hip Hop à ses débuts, connu pour sa taille démesurée et pour sa puissance de son conséquente ;
n.p, titre d’un morceau du rappeur Hassan, présent sur son EP « Warm UP », dont le clip tourne sur le net. 

Début 2011, Hassan est finaliste du Buzz Booster, un tremplin national de rap. A la fin de cette même année, il sort son premier EP Warm Up, réalisé en collaboration avec Enzoo, beatmaker de l’équipe « Perpi’Zoo » (Nemir, Gros Mo, Carlito Blanc…). Warm Up est comme un tour d’échauffement pour prendre la température, avoir un retour du public… La démarche de ce projet est de renouer avec les années 90, tout en s’inspirant de l’époque actuelle.

 

 

 


Ses références pointues dans le milieu du rap et ses connaissances bien précises de  l’Histoire de la culture Hip Hop, lui permettent d’enrichir son univers artistique et de transmettre ce savoir aux jeunes lors des ateliers de rap qu’il anime.

Persister est l’un des maîtres mot du MC perpignanais. Hassan part du principe qu’avec de la volonté, on peut réussir à atteindre son but. Sur Warm Up, on retrouve même un morceau intitulé « On persiste ». Et quoi qu’il arrive, il garde toujours l’esprit positif : «  Il y a toujours des haters qui critiqueront… Ils n’aiment pas mon maxi, ce n’est pas grave, ils aimeront le prochain c’est tout ! »

Hassan fait partie du nouveau souffle de rappeurs qui transpirent l’authenticité. Dans son rap, il relate la réalité de son vécu, de ce qui l’entoure, de ce qu’il connaît. Hassan se considère comme un chroniqueur de la rue et n’hésite pas à dénoncer ce que les médias ne dévoilent pas.

Il affirme que son but dans le rap n’est pas commercial. Son objectif est plutôt de faire kiffer les gens, faire passer des messages et se faire plaisir. Hassan pointe du doigt les majors, les labels qui sont axés sur l’aspect financier et qui s’enrichissent sur le dos de ceux qui travaillent dur pour réussir. « Je pourrais être clochard ou Bill Gates pour moi c’est la même, c’est quelque chose que je trouve dégueulasse, qu’il faut décrier, qu’il faut mettre sur la table. »

Ayant évolué au sein de la Casa Musicale, Hassan salue l’initiative et l’investissement des associations qui se battent pour donner la chance aux artistes de se professionnaliser. Il tient beaucoup à son côté indépendant dans le rap : « Avec une major, mes sons seraient commercialisés… Ok, mais je n’ai pas besoin d’eux, à l’heure d’internet, nous pouvons le faire par nos propres moyens. Donc à part concéder 50 % de mes droits, je n’y gagne rien moi à signer en major ! »

Hassan se démarque par son engagement. Il revendique ses opinions, il fait du rap et prend position. Son slogan, issu d’une de ses punchlines : « Parce que le rap sans texte, ça ne reste que du bruit » en est l’exemple. Cette phrase phare n’est pas une provocation envers certains MC’s, mais plutôt le moyen d’affirmer ce qu’il fait. Hassan prône le sens des textes : « Même si  tous les rappeurs ne sont pas axés sur le texte, nous ne sommes pas là pour dire n’importe quoi au micro. Je pense qu’il faut garder une cohérence, et même si ce n’est pas du rap conscient… ».

Fidèle à ses convictions, Hassan incite au militantisme et condamne l’individualisme ambiant. Il pousse à l’engagement et souhaite faire prendre conscience aux gens qu’il faut croire en ses idées et aller jusqu’au bout. « Lorsque l’on monte sur scène, on demande au gens de voter, non pas parce que c’est un devoir de citoyen, mais pour que nos gosses ne vivent pas sous le règne de Le Pen ! »

Deux Master 2 en poche, en droit et en sciences politiques, ce punchliner est très attentif à la politique, qui perçoit comme obligatoire, indispensable, mais malsaine. Il craint énormément l’endoctrinement des populations, la domination du peuple… Selon lui, la crise actuelle n’est qu’une simple façade. « On a vraiment l’impression que ça va mal, etc. Il faut arrêter, la France va très bien, je ne pense pas que le mec qui mangeait hier, ne mange plus aujourd’hui. A chaque époque c’est la même merde… peut être différente, mais c’est la même merde ! »

Cash et déterminé, ce MC de Perpignan, nous a fait part de sa volonté de rédiger personnellement un article pour Hip Open, à l’approche des élections présidentielles… En attendant, son EP Warm Up est disponible en téléchargement gratuit sur le net. Bonne écoute !

 

 

 

> Pour télécharger Warm Up, cliquez ici !

>> Pour plus d’infos : le blog du MC Hassan

KEURSPI, UN LYRICISTE PORTÉ PAR LE FLOW


Keurspi, un nom que l’on entend de plus en plus… Ce rappeur de Bordeaux a débuté en 2001. Quelques années plus tard, on le découvrira au sein du collectif « 99 PRO-G ». Il se distingue par la technique de son flow saccadé où il joue sur la rapidité, sans délaisser le fond. Le travail de Keurspi se porte également sur le message, tout en accordant une grande importance à la musicalité.

 

 


Il considère le Rap comme le meilleure moyen d’expliquer clairement et simplement sa manière de voir le monde. Pour lui, « le Rap a la capacité de pouvoir changer les choses. C’est juste aux acteurs du mouvement de faire passer le bon message et c’est aux gens d’y croire aussi ! »

L’état d’esprit qui émane de cet artiste est le dépassement de soi même, comme il dit : « la première défaite est dans la tête » ou encore quand il s’appuie sur cette phrase emblématique de la culture Hip Hop « Can’t stop, won’t stop ».

La nouveauté du Lab’Oratoire

L’Alchimiste est le single phare du Lab’Oratoire, son premier projet solo, qui devrait voir le jour en 2012. Ce clip, tout juste sorti, a été réalisé par Guillaume Agostini.


Sur ce titre, Keurspi rend hommage aux gens qui se battent, qui ont du courage pour affronter les moments difficiles de la vie. Le message de L’Alchimiste se veut porteur d’espoir, un réel booster pour donner envie de faire les choses et d’y croire. Keurspi précise l’idée qui s’adresse à son public : « Non tu n’es pas une merde, on voudrait te faire croire que tu es une merde mais non tu n’es pas une merde, donc maintenant lève-toi et fais ce que tu as à faire ! », en rappelant que l’idée de L’alchimiste est la puissance de pouvoir transformer le plomb de la personnalité en l’or de l’esprit.

L’expérience du Sénégal

Evoluer dans le 99 PRO-G, lui a permis d’élargir ses horizons… Il découvre la culture africaine à travers le parcours des autres membres du collectif. Et l’été dernier, il part au Sénégal pour la première fois. Une expérience qui restera pour lui, très enrichissante, très marquante…


Une fois sur place, il prend conscience de la réalité du pays entre l’abondance des ordures qui envahissent l’environnement naturel pour faire partie du décor et la richesse humaine, les valeurs du peuple qui font la force du pays.

 

Dans un contexte politique mouvementé, Keurspi, par l’intermédiaire du rappeur Simon du Bis Bi Clan (ancien du 99 PRO-G) a suivi de l’intérieur les révoltes pacifiques du mouvement Y’en a marre. Il s’agit d’un mouvement apolitique qui a la volonté de faire changer les choses dans le pays en mobilisant tous les habitants. Les acteurs effectuent un travail de fond sur le terrain, notamment en sensibilisant la population des quartiers au vote. Et quand ils ne sont pas en accord avec les mesures prises par le Président Abdoulaye Wade, ils le font savoir.

Pendant son séjour au Sénégal, Keurspi a également eu l’occasion de faire deux passages sur scène. Les réactions du public ont été au delà des attentes de cet amoureux des rimes : « …impossible de finir mon texte, tellement le public faisait du bruit ! Même si tous ne comprenaient pas la langue, ils ont une telle connaissance de la musicalité et du flow que pour eux, il n’y a aucune barrière pour apprécier la musique. »

Un voyage rempli de rencontres qui pourraient aboutir à un projet ? En attendant d’en savoir davantage, il semblerait que des collaborations avec des artistes sénégalais soient en cours…

Pour davantage découvrir son univers :


>> Plus d’infos sur :

http://www.keurspi.com

http://www.myspace.com/keurspi

http://www.facebook.com/keurspi

http://twitter.com/Keurspi