GET UP PARTY

GET UP PARTY

Plus que quelques jours avant l’événement « Get up Party » ! Une soirée sous le signe de la danse, de la bonne humeur et de la performance…

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L’expo du MOS

Chaque année, le Meeting Of Styles surprend son public grâce au talent, à la créativité et la simplicité des artistes invités. L’engouement de ce festival international de graffiti pour les œuvres réalisées, l’énergie qui s’y dégage et l’ambiance festive et estivale n’est plus à prouver. L’an dernier, 10 000 personnes sont venues en un week-end découvrir et apprécier les 1200 m2 de surfaces graffées. D’autres animations et activités ont été programmées : BMX, Skate, Roller, musique, freestyle MC’s, danse.

 

En 2013, l’association UISC qui se charge de l’organisation complète du festival a développé ses projets pour vous proposer une exposition rétrospective du MOS 2012. Une sélection d’une vingtaine de pièces sera donc installée dans la nouvelle gare de Perpignan, à partir de ce samedi 23 mars. L’exposition sera visible jusqu’au 22 juillet 2013. Si un tel événement est possible, c’est grâce au support sur lequel les fresques sont réalisées : des panneaux en bois tout simplement…

Affiche_Expo MOS 2012

 

A l’occasion de cette exposition, l’UISC fait les choses en grand et prépare pour le vernissage une soirée digne de l’image de son festival. DJ Gram (Black Elk)  animera le hall de la gare de Perpignan et des graffeurs feront des performances en direct. Un moment idéal pour s’imprégner des productions du Meeting Of Styles et échanger ses impressions autour du bar ou du buffet en toute convivialité. Des photographies seront également exposées pour vous faire replonger dans l’univers du MOS qui s’est déroulé en juillet dernier.

Les pièces sélectionnées ont été effectuées par les artistes suivants :

– Les français : Sly2 / Quesa / Spot / Keyler / Dashe / Keyone / Limo / Missy / Pisko / Rekor.
– Les internationaux: Berns (Pérou) / Issaac (Pérou) / Binho (Brésil) / Ecks (Mexique) / Rage (Espagne) / Malakkai (Espagne) / Danger (Espagne)  / Demon (USA).

Rendez-vous samedi 23 mars dans le hall de la nouvelle gare de Perpignan pour le lancement de l’expo du MOS.

Hip Open, toujours partenaire du Meeting Of Styles France !

>> Plus d’infos sur : www.meetingofstylesfrance.com + Page Facebook du MOS France

NJ

 

 

Le MOS France 2012 !

Cette année, Hip Open est partenaire du Meeting Of Styles France.


L’étape française de ce festival international de Graffiti a lieu à la Casa Musicale, à Perpignan. L’événement se passe ce week-end (21 et 22 juillet). Graffiti de jour ? Graffiti de nuit ? Le public présent pourra profiter des deux grâce aux horaires étendues : de 18h à 4h le samedi et 12h à 0h le dimanche.

CelloGraff réalisé par Astro et Kanos à Perpignan pour annoncer le Meeting Of Styles

L’association U.I.S.C vous a concocté un programme autour de la street culture (graff, deejaying, rap, danse, roller, skate, BMX).

Plus de 50 graffeurs français et internationaux  seront présents spécialement pour l’occasion. Avec 1200 m2 de surface sur des murs qui vont de 2 à 5 mètres, ça vaut le détour ! Sans compter la free zone qui donnera la possibilité à d’autres graffeurs de laisser une trace de leur art, bien que très éphémère.

Des sessions de rap en freestyle sont également prévues, en présence de MC’s de la nouvelle génération : Deen Burbigo et Eff Gee (L’Entourage), Esso (Cool Connexion), Bunk et Jiddy Vybz (Set & Match), Kenyon, Fleyo, Némir, Hassan, Carlito, Gros Mo, en plus d’un invité surprise…
Durant le festival, il y aura aussi du breakdance sous forme de cercle ouvert à tous les danseurs. Nous pouvons déjà annoncé la venue de B.Girl Marion (vice championne du monde du Battle Of The Year 2011, en duo, et championne du BOTY France 2011 et 2012). L’ambiance du Meeting Of Styles France 2012 sera rythmée par les deejays du label Blackelk (Everydayz, UM, Gram, Freakshow).

Le MOS France se veut être une rencontre autour des disciplines de la culture Hip Hop, en invitant des artistes renommés. Pour le public, l’entrée est gratuite.

Donc rendez-vous dès samedi, à partir de 18h à la Casa !

> Pour plus d’infos : http://www.meetingofstylesfrance.com/

Une Université Hip-Hop… Mais non ?? Mais si !!!

L’université Hip Hop mobile (non ce n’est pas une université en ligne qui offre des cours de Hip Hop sur ton téléphone portable…) proposait cette année sa troisième session sous l’égide de ses créateurs et initiateurs :

D’ de Kabal, ex. membre de Kabal, groupe emblématique du Hip Hop hexagonal ayant sévi de 1993 à 1998 – date de la sortie de l’album  Etats d’âmes – présent durant ces quelques années sur les tournées d’Assassin et sur le projet 11’30 contre le racisme « Français, Françaises, tes politiciens tes politiciens vont trop vite … ». D’ est aujourd’hui slameur, chanteur, comédien, producteur, metteur en scène et animateur d’ateliers d’écriture (c’est tout ?). Il est aussi membre de Spoke Orkestra, à l’origine de nombreux projets dont les soirées BOUCHAZOREILL’.

Marie Labarrière, quant à elle, travaille dans le social, elle est détentrice d’une haute formation universitaire en ethnopsychiatrie et ethnométhodologie. Présente sur le terrain de la prévention spécialisée depuis de nombreuses années, elle participe activement à l’accompagnement des publics en difficulté et aux mesures politiques qui leur sont destinées.


UNIVERSITE

Pour faire simple je reprendrai les mots de D’ de Kabal sur son site R.I.P.O.S.T.E. qui expriment à la perfection l’intérêt de cette initiative :

« La culture Hip Hop a saisi toute une génération de jeunes gens qui se sont construits avec le dj’ing, la danse, le graffiti, le rap et le human beat box, développant ainsi leur énergie et leur créativité. Pourtant, le Hip Hop est souvent réduit à un défaut de culture, voire à des actes de rébellion dénués de pensée et teintés de vandalisme, en particulier pour le graff et le rap. Pour permettre au Hip Hop de déployer ses principaux atouts : énergie, transformation et création, nous proposons depuis 2008 l’Université Hip Hop mobile, espace public de partage et de savoirs. »

Effectivement, le terme « université » n’est pas à prendre au pied de la lettre, mais au sens de « lieu où les savoirs s’échangent ». C’est pourtant sous forme de session que ce projet est proposé au rythme d’une session par an, composée de différents cursus, le plus complet comprenant des séances de travaux dirigés dans 5 disciplines, des spectacles pédagogiques (cette année « Ecorce de Peines », « R.A.P. » et « Hip Hop Combo »), ainsi que des débats autour d’une question ou d’une problématique, thème de chaque session.

MOBILE ?

Tout à fait ! Chaque année, elle prend place dans un lieu différent afin de varier les publics. Cette année, c’est à Le Blanc Mesnil que les participants ont pu échanger sur le Hip Hop. L’idée est de faire connaître davantage cet art, si souvent molesté par des médias plus soucieux de vendre du cliché, de l’image « choc », que de transmettre un tant soit peu les messages positifs que cet art nous dévoile lorsque l’on s’en approche un peu, et débattre de la question de la session 2010-2011 : « Quel Hip Hop aujourd’hui ? ».

Cette université, ouverte à toutes et tous, accueille un public très divers : de l’amateur à l’activiste Hip Hop en passant par l’acteur du champ socioculturel, tous désireux d’en apprendre plus sur la culture Hip Hop ou sur les moyens de la transmettre. On y rencontre aussi des invités, des artistes, des sociologues, des militants…


HIP HOP

Il s’agit donc d’étudier le Hip Hop, d’en débattre mais aussi de le pratiquer. A cette fin les ateliers ou travaux dirigés étaient, cette année, pris en charge par : Batsch pour le Graff, DJ RH et DJ Fab pour le DJ’ing, Didier Firmin pour la danse Hip Hop, L.O.S. et Ezra  pour le Beatbox, et enfin GRS MC et  D’ de Kabal en personne pour le Rap.

Ces travaux dirigés révèlent d’une vraie réflexion et sont une version étoffée des ateliers classiques. Les freestyles et les échauffements donnent l’occasion à l’animateur de chaque atelier de classer les participants, non seulement, selon leur niveau mais, aussi et surtout, selon leurs attentes ; de celui qui découvre et apprend à celui qui, par ailleurs enseigne la discipline, en passant par celui qui cherche simplement à progresser dans sa pratique ou à approfondir sa connaissance des modes de transmission de l’art. Il s’agit ensuite de mêler réflexion et incidence sur les pratiques et bien sûr de s’essayer, de créer, de progresser…

Les travaux dirigés se terminent par un temps d’échanges sur les impressions et les ressentis des participants. Pour rester dans la sémantique universitaire une restitution a lieu au terme des ateliers, cette restitution est en fait un aperçu des échanges, des interrogations et des avancés du groupe au cours des séances. Elle peut se présenter sous forme d’exposé magistral ou de proposition artistique.


RETROSPECTIVE

Pour la première en 2008 la thématique principale était  «De qui sommes nous les descendants ? » avec comme invités : Oxmo Puccino, Casey et J.P. Thorn – pour la projection de son film documentaire « le dos au mur » (1980) – ainsi que des sociologues, des chercheurs, des historiens…  Un seul spectacle était alors au programme « les enfants perdus« .

En 2009, on s’interrogeait sur « construire et transmettre », une réflexion complexe organisée autour de quatre points :

– Culture Hip Hop et évolutions sociales

– Enjeux et modes de transmission de la culture Hip Hop

– 30 ans plus tard : héritage, partage ou fossé générationnel

– Parcours singuliers : Initiation, transmission donnée ou reçue. « Comment avez-vous rencontré le Hip Hop ? »

Ces quatre problématiques ont été déclinées dans des ateliers d’échange, une table ronde et un débat.

Pour la partie dite spectacles pédagogiques on pouvait revoir « les enfants perdus » et découvrir « Hip Hop from New York » mené par Mister Wriggles et Brian Green respectivement danseurs émérites du Queens et du Bronx. Aux commandes des travaux dirigés, on trouvait alors  Didier Firmin et José Bertogal pour la danse Hip Hop, L.O.S. pour le Beatbox, Batsch et Gilbert pour le Graff, DJ Fab, DJ RH pour le Dj’ing et Khondo pour le Rap.

MOT DE LA FIN

Afrika Bambaataa a dit « Suis nous, tu découvriras alors la puissance de la créativité qui sommeille en toi ». Un état d’esprit qui n’échappe certainement pas à D’ de Kabal et Marie Labarrière qui, dans le prolongement de cette idée, ont mis en place l’université Hip Hop Mobile. Un projet qui pousse non seulement chacun à se dépasser et à exploiter sa créativité mais aussi à renouer avec un passé, une Histoire, et à se faire, à son tour, le passeur des nombreuses valeurs du Hip Hop.

Alors, je vous le demande, qu’attendons nous pour accepter et reconnaître le Hip Hop comme une véritable culture en soi, d’ores et déjà ancrée dans le paysage culturel français et international ?

En bref, l’équipe de Hip Open salue cette initiative et attend avec impatience la session 2011-2012 !

Affaire à suivre…

SICA

>> L’université Hip Hop mobile est un projet réalisé par R.I.P.O.S.T.E.
Pour plus d’infos : www.d2kabal.com/  

« On a l’impression que rien ne peut faire patrimoine »

« On a l’impression que rien ne peut faire patrimoine » Marc Perrone, extrait du documentaire 93 la belle rebelle de Jean-Pierre Thorn .

93 la belle rebelle est un film documentaire de Jean-Pierre Thorn sorti dans les salles en janvier 2011. Voici la bande annonce.


Depuis la sortie du dernier documentaire de Jean-Pierre Thorn, de nombreux évènements Hip Hop l’intègrent à leur programmation en proposant des projections publiques. Le milieu Hip Hop n’est pas le seul à faire connaître ce film. Plusieurs cinémas en France l’ont diffusé, l’ouvrant ainsi à un plus large public.

Avant de traiter d’un genre musical en particulier, le film évoque la jeunesse française et les moyens artistiques qu’elle a utilisés pour se faire entendre. Le réalisateur, sensible au monde ouvrier et à la culture Hip Hop, a choisi de faire son enquête en Seine-Saint-Denis.

 

collection Archives départementales 93

Créé seulement en 1964, ce département a connu une évolution à la fois rapide et condensée. Tourné vers le secteur industriel, le nombre d’usines a augmenté et le travail aussi, attirant ainsi des milliers d’ouvriers. La jeunesse, non contente du sort qu’on lui réservait à la chaîne, aspirait à une vie loin du labeur que connaissaient leurs parents. Le Rock leur semblait un moyen de s’évader du quotidien, par la danse notamment. Si aujourd’hui le mouvement Rock est admis par tous comme un genre musical, il n’en était pas moins, à l’époque, qualifié de « musique de voyous », notamment par les autorités qui disaient s’inquiéter de l’avenir du pays. On parlera alors facilement de contre-culture. Mais user de ce terme revient à considérer qu’il n’existe qu’UNE culture, que les liens entres les personnes ne peuvent se construire qu’au sein d’une structure réduite et qu’il n’y a pas d’entente possible au-delà des différences.

Le contraire nous est prouvé par ce documentaire qui, de façon logique et fluide, nous retrace 40 ans de musique. Des musiques qui ont su puiser dans le passé, évoluer avec leur environnement présent en vue d’un contexte futur. C’est ainsi qu’à la fin des années 70, le Punk a fait surface. Le Rock s’est appauvri dans le sens et s’est commercialisé à outrance. La jeunesse s’est politisée et a rejeté la façon dont le Rock s’est établi. Une scène alternative s’est alors ouverte. Plus proche du texte et du message, le Punk a poussé la musique à redescendre dans la rue en investissant notamment les squats. Anciennes usines désaffectées, ces lieux deviendront pour certains ce qu’on appelle aujourd’hui les friches industrielles ou friches culturelles, occupées par des collectifs artistiques désireux d’innovation culturelle et de reconstruction du lien social. Les friches culturelles l’ont bien compris. Il ne s’agit pas de détruire pour reconstruire, mais d’exploiter ce qui existe, d’en comprendre l’essence pour réinventer à l’infini.


Aujourd’hui en Seine-Saint-Denis, on parle bien plus de scène Hip Hop que de scène Rock ou Punk. On oublie bien volontiers son passé industriel au profit de bureaux vitrés. On envisage de faire tomber les masses d’immeubles collectifs pour de plus petits îlots d’habitations. Alors effectivement, rien ne semble faire patrimoine. Exceptée peut-être la musique ! Du fort attachement à la danse emmené par le Rock des années 50, hérité lui-même d’autres genres comme le Charleston et le Swing, le Hip hop a conservé cette énergie du mouvement et ce sens de la fête.


Il reste la rue. Le Punk y est redescendu, le Hip Hop l’a totalement investie. Dans un souci de facilité de rassemblement – ici et maintenant – et faute de lieux de pratique, les disciplines du Hip Hop (le Graffiti et le Breakdance en première ligne) se sont exercées dans la rue. C’est dans cet esprit du « vivre ensemble » que les choses ont pu avancer. Depuis plusieurs années, le Hip Hop déborde de la rue et se structure en gardant toujours en tête l’idée de réseau. Les lieux de pratique et de diffusion se sont multipliés, laissant ainsi la possibilité aux artistes de se professionnaliser et aux publics de découvrir plus infiniment les valeurs qui constituent la culture Hip Hop. Aujourd’hui, ce mouvement bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle, ce qui lui confère une visibilité croissante dans le paysage culturel français.


Camille MICHEL

>> Plus d’infos sur : http://www.adr-productions.fr/documentaires/9-3-la-belle-rebelle,285

>> Plus loin :

Entretien avec Jean-Pierre Thorn sur Radio Grenouille
The B-Side, qui  oeuvre depuis 10 ans à la transmission de la culture Hip hop, a invité Jean Pierre Thorn à Marseille pour 10 jours de projections et de rencontre du public.
http://www.radiogrenouille.com/programmes/grille/jean-pierre-torn-se-revolter-filmer/

Swen 93MC présente le festival européen du graffiti « Le Jour J »
http://www.dailymotion.com/video/xcyg24_festival-europeen-du-graffiti-le-jo_creation

Rapport du ministère de la Culture et de la Communication «  La transfiguration du Hip hop : élaboration artistique d’une expression populaire »
http://www.culture.gouv.fr/mpe/recherche/pdf/R_424.pdf

Nouveau site des archives départementales de Seine Saint-Denis
http://archives.seine-saint-denis.fr

« Les Racines du Rock » de Florent Mazzoleni