L’exposition One Shot

Hip Open présent à la Russian TeaRoom Gallery, en tant que partenaire de l’exposition One Shot, tout en étant en charge de la communication et des relations médias de l’événement vous fait partager les bonnes vibrations de la soirée et l’énergie positive qui y régnait…

L’exposition de peinture de Sly2, Kat et Onsept a eu un grand succès : une galerie bondée, un public impressionné par les toiles et des artistes sans arrêt félicités !

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

Pour ces trois artistes, ce fut une première d’exposer ensemble. Le constat : trois styles bien distincts qui ont fait preuve de complémentarité pour cette exposition en commun, sans faire de différence sur la qualité. On retiendra le sens de la précision et la touche d’humour décalé d’Onsept, la spontanéité de la peinture de Sly2 et ses couleurs explosives, ainsi que la maîtrise de la bombe et l’effet de pointillisme de Kat.

Les visiteurs, amateurs d’art, passionnés de Graffiti, artistes, photographes, journalistes, curieux sont venus en nombre et n’ont pas hésité à nous donner leurs avis. En voici quelques-uns…

« Très belle expo où l’art se mêle à la poésie avec la profondeur et les couleurs de Sly2, ainsi que l’humour, la pertinence et la justesse du détail d’Onsept. J’ai également apprécié les toiles de Kat qui sont encore très différentes des deux autres. Pour moi, le travail avec la matière, la peinture ou l’encre offre une authenticité unique. Big up à tous les trois ! » V.

« Tout simplement génial ! On voit qu’il y a un énorme travail qui a été fait, c’est impressionnant. » S.

« Une bonne expo, des artistes abordables… Kat : des effets de dingue et uniquement à la bombe… Onsept : des détails impressionnants. Sly2 : le lâché des couleurs ! » M.

« Onsept m’a fait oublier tout le reste par sa technique et son univers décalé ! » B.

« C’était une expo de qualité, je suis content d’être venu ! Et pourtant je ne dis pas ça souvent… » K.

« Une expo agréable à découvrir, trois styles complétement différents dont le mélange est harmonieux. Pour moi, c’est un événement bien organisé, le public présent était diversifié et plutôt ouvert donc il était facile de discuter et d’échanger nos impressions avec d’autres personnes. Une bonne ambiance ! J’ai trouvé le concept de la soirée éphémère très bien. Je pense que ça a été un vrai succès pour les artistes. » S.

L’exposition One Shot terminée, ces trois artistes pleins de créativité travaillent déjà sur d’autres projets…

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

 

Kat, débordante d’énergie et d’idées, poursuit ses projets individuels liés à la peinture et prépare de nouvelles séries, notamment sur de nouveaux sujets (certaines icônes des années 1940 à 1960). Elle travaille aussi sur des projets de sérigraphies avec son collectif Détraké et continue son activité d’architecte en parallèle.

Photo : Sylvain Mathieu

 

 

 

 

Onsept, lui, exposera à la Favela Chic, bar dans le 11ème arrondissement de Paris, lors d’une soirée pour Halloween, le 31 octobre, avec The Coolege aux platines. Vous pourrez voir ou revoir certaines toiles de l’exposition One Shot et de ses séries précédentes. Onsept prépare également un voyage de 9 mois en Asie, dont le départ est prévu pour novembre, où il profitera de la découverte du territoire pour développer un projet artistique et rencontrer d’autres artistes.

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

 

 

Pour Sly2, du 29 au 31 octobre, des ateliers et performances en collaboration avec le conteur burkinabé KPG sont prévus dans un centre psychiatrique. Du 1er au 6 novembre, il sera en résidence avec la compagnie de danse Hip Hop Nomade pour réaliser un décor et filmer leur spectacle Connexion. Pour janvier, il prépare une exposition à la galerie La Friche, dans le quartier de Belleville à Paris. D’autres rendez-vous seront à prévoir aussi surprenants les uns que les autres…

 

Ce fut un plaisir d’avoir fait équipe avec eux… En plus de leur talent, Sly2, Kat et Onsept ont un bon état d’esprit, des qualités humaines et une humilité à saluer !

>> Plus d’infos sur :

–  le site web de SLY2
–  le site web de Onsept
–  la page web de Kat
le site web de l’exposition One Shot

NJ

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Missy

Parce que les filles se font assez rares dans le milieu du Graffiti, nous avons profité de la présence de Missy au Meeting Of Styles pour la rencontrer et lui poser quelques questions…

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Lisa, je viens de Strasbourg. Je peins sous le nom de Missy. C’est Rensone qui m’a initié au Graffiti, ça fait maintenant 3 / 4 ans que je peins à la bombe.

Quel a été ton parcours avant de te mettre au Graff ?

J’ai suivi un cursus comme beaucoup d’autres, je pense. J’ai fait des études d’arts appliqués et de graphisme. J’ai toujours dessiné donc c’est par là que j’ai commencé. Et je continue à faire de l’illustration, des toiles…

Comment définirais-tu ton style ?

Mon style est très proche de l’illustration, j’ai commencé par ça et c’est quelque chose que j’ai envie de garder et d’approfondir. Je suis moins dans le Graffiti traditionnel, c’est-à-dire le lettrage que je ne pratique pas du tout.

Je fais pas mal d’animaux et souvent des oiseaux… Des cigognes qui représentent ma ville strasbourgeoise, en Alsace. J’essaies aussi d’apporter de l’humour dans ce que je fais, un côté décalé. En illustration, par exemple, je dessine des insultes. Je m’éclate à faire ça, c’est vraiment un délire dans lequel je me suis lancée. Donc mon travail est un mélange d’oiseaux, d’insultes et d’autres éléments que j’y ajoute.

Quelle est ton implication dans la culture Hip Hop ?

J’ai toujours aimé ce qui est en lien avec le Hip Hop. Ce qui me plait vraiment c’est la mentalité, le fait de rassembler plusieurs disciplines, plusieurs styles… Cette mentalité à échanger, à partager, je trouve ça génial !

Quelles sont tes impressions sur le MOS de cette année à Perpignan ?

Justement, par rapport à ce que je viens de dire, ça reflète l’esprit du Hip Hop. Ces rencontres avec des gens qui viennent d’autres pays, d’autres régions… Ils ont des styles complétement différents mais au final on a tous réussi à faire quelque chose de cohérent. C’est un bon rassemblement où l’on a pu échanger nos styles. C’était une très bonne opportunité !

Comment perçois-tu la tournée mondiale du MOS ?

Eh bien, ce festival porte bien son nom… Le Meeting Of Styles, c’est la rencontre, l’échange des styles. Dans le Graffiti, il y a différents styles en France, il y a plein de styles en Europe, en Amérique… Et c’est l’opportunité de pouvoir justement échanger, rassembler, réunir tous ces styles dans un même lieu, sur un même mur… C’est une richesse pour le Graffiti que le festival puisse tourner dans plusieurs pays !

Le Graffiti s’est de plus en plus institutionnalisé, quel est ton regard là dessus ?

Je ne peux pas vraiment avoir un regard critique, dire “c’est nul maintenant le Graffiti, on le retrouve dans les galeries, les musées, etc.” C’est vrai, ça devient commercial faut le dire, le Graffiti se démocratise à fond. Avant c’était beaucoup plus underground, même si ça le reste car c’est quand même la base de cette discipline…

Moi malheureusement je n’ai jamais fait de lettres, je n’ai pas du tout connu cette époque de vandalisme, je n’ai pas fait tout ça. Mais je trouve que ça a en effet tendance à perdre de son authenticité car maintenant on retrouve du Graffiti partout, notamment avec l’apparition en masse des médias, notamment avec internet, ça devient tellement facile de se créer un style, de peindre du jour au lendemain, de faire des pièces sans avoir galéré, sans chercher ses propres lettres…

Pour le MOS, tu as peins avec Rensone et on vous voit souvent travailler ensemble… Est ce que tu peins toujours avec lui ?

 

Oui, pour les festivals, je peins quasiment toujours avec Rensone. Je trouve que l’on arrive plutôt bien à mêler nos styles et je n’ai jamais eu l’opportunté de peindre toute seule, à part dans des friches. Cela permet aussi d’avoir un rendu plus abouti que si je peignais seule. Je pense que je dois encore évoluer de mon côté pour atteindre le niveau des gens que j’ai pu rencontrer ici.

Peux-tu nous parler de ta place en tant que femme dans le Graffiti ?

Franchement, moi je n’ai jamais eu de soucis, ni de réflexions par rapport au fait que je sois une nana. J’ai tout de suite commencé à peindre avec Rensone… Je n’ai pas mis les pieds toute seule dans une friche donc forcément pour moi ça a été plus facile. Puis Rensone peint déjà depuis plusieurs années donc il m’a fait connaître ses potes. Alors c’est vrai que je n’ai pas eu trop de mal à m’infiltrer dans ce milieu.

D’après toi, les filles qui arrivent seules dans le Graffiti, ont-elles plus de difficultés à se faire accepter ou alors vu qu’il y en a peu, elles sont davantage mises en avant ?

Il faut l’admettre, c’est assez chaud pour une nana de débarquer toute seule dans ce milieu… C’est clair qu’il ne faut pas avoir peur de salir sa manucure toute fraîche (rires) ! Mais que l’on soit une nana ou un mec, il faut faire ses preuves, montrer ce que l’on a dans le ventre…Au final, je ne vois donc aucune différence dans tout ça. Je prends l’exemple de MADC qui est une très bonne graffeuse, son style est vraiment très technique et je pense que si c’était un mec, sa notoriété serait exactement la même. Par contre il est vrai que lorsqu’une fille peint, on a tendance a être plus intrigué justement parce qu’on en voit si peu…

Quels sont tes projets à venir ?

On va faire une exposition bientôt avec Rensone, donc pas de murs, uniquement des toiles, des illustrations… Après ça va être un peu plus calme car là on a été souvent pris avec les festivals de cet été. Donc après cette expo, on va se faire plaisir et retourner dans nos petites friches pour peindre. Donc juste pour kiffer !


>> Plus d’infos sur : http://lisa-discala.fr