Tout sur le MOS FR 2013 !

MOS FRANCE 2013Encore une belle édition pour le Meeting Of Styles France, qui se déroule depuis 4 ans à Perpignan et qui semblerait, cette année, avoir battu des records d’affluence…

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L’exposition One Shot

Hip Open présent à la Russian TeaRoom Gallery, en tant que partenaire de l’exposition One Shot, tout en étant en charge de la communication et des relations médias de l’événement vous fait partager les bonnes vibrations de la soirée et l’énergie positive qui y régnait…

L’exposition de peinture de Sly2, Kat et Onsept a eu un grand succès : une galerie bondée, un public impressionné par les toiles et des artistes sans arrêt félicités !

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

Pour ces trois artistes, ce fut une première d’exposer ensemble. Le constat : trois styles bien distincts qui ont fait preuve de complémentarité pour cette exposition en commun, sans faire de différence sur la qualité. On retiendra le sens de la précision et la touche d’humour décalé d’Onsept, la spontanéité de la peinture de Sly2 et ses couleurs explosives, ainsi que la maîtrise de la bombe et l’effet de pointillisme de Kat.

Les visiteurs, amateurs d’art, passionnés de Graffiti, artistes, photographes, journalistes, curieux sont venus en nombre et n’ont pas hésité à nous donner leurs avis. En voici quelques-uns…

« Très belle expo où l’art se mêle à la poésie avec la profondeur et les couleurs de Sly2, ainsi que l’humour, la pertinence et la justesse du détail d’Onsept. J’ai également apprécié les toiles de Kat qui sont encore très différentes des deux autres. Pour moi, le travail avec la matière, la peinture ou l’encre offre une authenticité unique. Big up à tous les trois ! » V.

« Tout simplement génial ! On voit qu’il y a un énorme travail qui a été fait, c’est impressionnant. » S.

« Une bonne expo, des artistes abordables… Kat : des effets de dingue et uniquement à la bombe… Onsept : des détails impressionnants. Sly2 : le lâché des couleurs ! » M.

« Onsept m’a fait oublier tout le reste par sa technique et son univers décalé ! » B.

« C’était une expo de qualité, je suis content d’être venu ! Et pourtant je ne dis pas ça souvent… » K.

« Une expo agréable à découvrir, trois styles complétement différents dont le mélange est harmonieux. Pour moi, c’est un événement bien organisé, le public présent était diversifié et plutôt ouvert donc il était facile de discuter et d’échanger nos impressions avec d’autres personnes. Une bonne ambiance ! J’ai trouvé le concept de la soirée éphémère très bien. Je pense que ça a été un vrai succès pour les artistes. » S.

L’exposition One Shot terminée, ces trois artistes pleins de créativité travaillent déjà sur d’autres projets…

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

 

Kat, débordante d’énergie et d’idées, poursuit ses projets individuels liés à la peinture et prépare de nouvelles séries, notamment sur de nouveaux sujets (certaines icônes des années 1940 à 1960). Elle travaille aussi sur des projets de sérigraphies avec son collectif Détraké et continue son activité d’architecte en parallèle.

Photo : Sylvain Mathieu

 

 

 

 

Onsept, lui, exposera à la Favela Chic, bar dans le 11ème arrondissement de Paris, lors d’une soirée pour Halloween, le 31 octobre, avec The Coolege aux platines. Vous pourrez voir ou revoir certaines toiles de l’exposition One Shot et de ses séries précédentes. Onsept prépare également un voyage de 9 mois en Asie, dont le départ est prévu pour novembre, où il profitera de la découverte du territoire pour développer un projet artistique et rencontrer d’autres artistes.

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

 

 

Pour Sly2, du 29 au 31 octobre, des ateliers et performances en collaboration avec le conteur burkinabé KPG sont prévus dans un centre psychiatrique. Du 1er au 6 novembre, il sera en résidence avec la compagnie de danse Hip Hop Nomade pour réaliser un décor et filmer leur spectacle Connexion. Pour janvier, il prépare une exposition à la galerie La Friche, dans le quartier de Belleville à Paris. D’autres rendez-vous seront à prévoir aussi surprenants les uns que les autres…

 

Ce fut un plaisir d’avoir fait équipe avec eux… En plus de leur talent, Sly2, Kat et Onsept ont un bon état d’esprit, des qualités humaines et une humilité à saluer !

>> Plus d’infos sur :

–  le site web de SLY2
–  le site web de Onsept
–  la page web de Kat
le site web de l’exposition One Shot

NJ

DESY : son parcours, sa vision…

Peux-tu te présenter ?

Moi c’est Desy, je peins depuis 1988, je suis originaire de Sarcelles. Mon style de Graffiti est assez classique… Je me suis essayé un petit peu à tout, même à la 3D il y a une dizaine d’années mais je préfère le Graffiti classique.

Comment te situerais-tu dans l’histoire du Graffiti français ou même parisien ?

Dans le Graffiti parisien, je me considère dans la middle school parce que j’ai commencé dans la deuxième génération de graffeurs. Il y a les premiers qui sont arrivés au début des années 80. Puis, le mouvement a explosé et je suis arrivé à ce moment là, que l’on appelle la deuxième vague.

Comment as-tu vécu le début du Hip Hop ?

De façon très très intense… Déjà, les gens voyaient le Hip Hop comme une mode qui arrivait et qui allait passer très vite, alors que pas du tout puisque ça continue encore aujourd’hui !

J’ai vraiment kiffé le début. A Stalingrad (dans le 18ème arrondissement de Paris) il y avait le premier terrain de Graffiti, qui était le plus gros d’Europe à l’époque. Et il y avait aussi un shop avec des sapes de New York. Donc on allait au terrain, puis on passait à la boutique. Les infos Hip Hop, on les avait surtout ici.

Et aujourd’hui, ce qui anime mon esprit, c’est ce que je voyais quand j’étais ado… Les Bboys, par exemple, quand j’allais voir les BBC à Stalingrad. Je revois ça et quelque part, j’essaie de le retranscrire…

Le Hip Hop anime ma vie de tous les jours, que ce soit au niveau culturel, vestimentaire… J’écoute beaucoup de rap, qu’il soit américain ou français. Je me tiens toujours au courant, j’achète toujours des magazines de Graffiti. Même si je peins moins je suis toujours présent.

Que penses-tu de l’évolution du Hip Hop ?

Je pense que son évolution est bonne. Au début, nous n’étions pas beaucoup. Mais comme on devait tout le temps chercher l’information, c’était quand même galère ! Faut avouer que tu passais des heures à marcher pour aller voir un mur. Je ne dis pas que ce sont des mauvais souvenirs. Aujourd’hui, c’est bien de dire que j’ai marché deux heures pour aller voir un graff de Bando ou attendu trois heures pour aller voir un concert de Public Enemy. Donc ça c’était génial mais je préfère quand même l’information que l’on a en ce moment parce qu’elle est très vite diffusée. C’est un vrai changement par rapport à ce qui se passait avant…

Avant, il y avait le bouche à oreilles et quelques petits fanzines qui circulaient à droite à gauche comme The Zulu Letter ou Get Busy. The Zulu Letter était centrée sur le Graffiti et un peu sur l’ensemble du Hip Hop. Il y avait aussi Radio Nova, qui a commencé en 1987/1988 avec une émission qui s’appelait Deenastyle, qui nous donnait les infos sur ce qui se passait dans le Hip Hop, surtout niveau Rap. C’était les débuts et c’était plutôt sympa, c’est vrai.

En plus de l’information, peux-tu nous parler de l’état d’esprit qui régnait au cœur du mouvement ?

Au départ, on n’appelait pas ça le « Hip Hop »  mais « le mouvement ». On s’identifiait beaucoup à la Zulu Nation. Moi, ça ne me parlait pas plus que ça… Tout le monde en parlait donc on était dans le truc, on était dans « le mouv’ ». La Zulu Nation, c’était vraiment une organisation spécifique qui a été lancée par Afrika Bambaataa. Il était venu en Europe. A Paris, il avait désigné Candy comme représentatrice de la Zulu Nation France. Cela s’est fait en 1986, je crois… En suivant, elle a fondé le magazine The Zulu Letter. Donc ce fut quand même une étape importante dans l’histoire du Hip Hop. Mais tout le monde ne s’identifiait pas à la Zulu Nation car on ne devait pas tagger, pas boire d’alcool, etc. Il y avait une éthique très spécifique. Nous, on est vite sorti de là. Après le tag a explosé dans tous les sens et on a suivi le rythme. Puis beaucoup de taggers sont devenus rappeurs, notamment les NTM. Donc ça a donné un nouveau souffle.

Comme dans tout, au début, c’est beaucoup de passion puis les gens grandissent, ils vieillissent, ils ont besoin d’argent et ça devient un business. Moi, je n’ai jamais voulu faire de l’argent, ou très peu avec le Graffiti. J’ai toujours voulu le garder comme une passion.

Dans le Graffiti, il y a une grosse récupération aujourd’hui, mais elle n’est pas mauvaise en fait. Je viens de voir que le groupe Le Chat Noir a travaillé pour la marque Dim. C’est fort, ça me plaît beaucoup ! Parce que c’est un vrai visuel Graffiti, moi ce qui me dérange c’est la récupération en agence, par des mecs à qui on demande de faire du Graffiti alors qu’ils n’ont pas la culture. En le demandant directement à des gens concernés, ça donne quelque chose de très fort ! Tout de suite, on aime ou on n’aime pas le visuel mais il est Graffiti. C’est ce que l’on veut, que ça sente le Graffiti !

Comment différencierais-tu l’univers old school et new school du Graffiti ?

Souvent quand on parle de old school, on parle d’une certaine mentalité. J’ai commencé en 1988, donc on me met dans la catégorie old school mais je n’ai pas l’impression d’être old school en fait. Quand je suis avec tous les ODV, par exemple, qui sont beaucoup plus jeunes que moi, je me sens mieux avec eux qu’avec des mecs qui sont old school et qui vont être hyper aigris en disant que le Graffiti c’était mieux avant alors que non, pas du tout !

 

 

Avant, on peignait avec du mauvais matériel. Le matériel a évolué et il est bien meilleur aujourd’hui qu’il l’était il y a vingt ans. Tu prends aujourd’hui, une bombe qui coûte en moyenne entre 3 ou 4 euros, elle recouvre 3 fois plus qu’une bombe qui valait 20 francs à l’époque. Si tu fais le calcul, ça coûte moins cher de graffer aujourd’hui que de graffer dans les années 80.

Quel est ton regard sur le Graff d’aujourd’hui, en comparant à l’époque où tu as commencé ?

Déjà, il y a eu beaucoup d’améliorations qui ont contribué à l’expansion du Graffiti, que ce soit internet, la photo… Je trouve ça très bien !

Aujourd’hui, le Graffiti est plus officiel qu’avant. Mais je suis quand même forcé de dire que j’aime bien le vandale car pour moi le Graffiti, c’est aussi le vandale, même si c’est bien qu’il se soit démocratisé.

En fait, je suis un peu mitigé…J’aime bien ce qui se passait avant parce qu’aller chercher les infos nous apportait beaucoup de connaissances. Aujourd’hui, c’est différent, l’info est quasiment instantanée. Je ne dis pas que c’était mieux avant, ce n’est pas vrai car la facilité et la rapidité me semblent être des bonnes choses. Par contre, je pense que beaucoup de jeunes qui graffent aujourd’hui sont simplement de passage dans le Graffiti… Beaucoup d’entre eux ne se documentent pas assez sur ce qui s’est passé avant. Il y en a qui le font, il y en a qui ne le font pas… Avoir une culture Hip Hop Graffiti, je trouve ça plutôt logique, pourtant c’est ce qui manque aujourd’hui.

Maintenant, il y aussi beaucoup d’événements de Graffiti, il y a des commandes qui se font de la part des institutions, des entreprises… Est-ce que tu penses que l’on reprend le Graffiti pour s’en servir différemment ? `

On reprend le graffiti pour s’en servir différemment mais à partir du moment où tu essaies d’en vivre, il est louable que tu sois payé pour le travail que tu fais.

Je te donne un exemple… Récemment, j’ai vu mes visuels dans un jeu qui est vendu sur PlayStation. Là, ils ont utilisé mon image, ils ont pioché dans mes informations sur le web pour les incruster au jeu. Je ne comprends pas que l’on puisse récupérer des visuels comme ça, sans demander d’autorisation ! Récupérer le Graffiti de cette façon, je trouve ça vraiment dommage.

Que penses-tu du Meeting Of Styles ?

Je trouve que l’ambiance est très bonne ! C’est très propre, ça n’a rien à voir avec ce qu’il se passe sur Paris. En fait, je n’aime pas la mentalité qui règne autour de Paris. Je trouve que l’on peint mieux en province et ce qui s’y passe représente plus le Hip Hop comme je l’entends. Un MOS à Paris n’aurait pas la même saveur qu’à Perpignan ! Les gens, la mentalité, les groupes qui viennent, les rivalités… Ici, on ne parle pas de tout ça. A Perpignan, l’ambiance est très Hip Hop ! Cela me rappelle aussi ce que j’ai vécu en Allemagne, lors d’une Jam.

Pour moi, le MOS ça permet aussi de faire davantage de connections avec des graffeurs venus de tout l’Europe et même du monde entier.

Avant de terminer, je suis sûre que tu as des anecdotes assez incroyables sur ton vécu dans le Hip Hop… Tu peux nous en raconter une ?  

Rires
Des anecdotes, il y en a tellement…
J’avais entendu parler d’un lieu où l’on pouvait aller voler des bombes pas très loin de chez moi, dans une usine qui en fabriquait… Comme on était un peu jeune, on ne calculait pas et on y allait pratiquement toujours au même moment, les mêmes jours, les mêmes heures… Donc on s’est fait pister par la police et un jour on s’est fait courser ! Je me rappelle avoir un sac rempli de sprays, on courrait sur la voie ferrée, les flics nous courraient après. Des bombes de peinture sont tombées et il y en a une qui a explosé… Je me suis retourné et l’image que j’ai eu, c’était la bombe qui tournait dans tous les sens et le flic qui court dedans et se prend le jet de chrome dans la tronche ! On a eu peur mais qu’est ce qu’on a rit ! On n’a pas arrêté de courir. C’était pas mal, on a bien rigolé. Et on a eu bien peur aussi. Voilà pour la petite anecdote.

Bonus, réalisé par DESY :

>> Plus d’infos sur : http://m.flickr.com/#/photos/desi1988/

END OF THE WEAK FRANCE

La finale française du End Of the Weak a eu lieu à la Bellevilloise (Paris), le 26 juin dernier. Un concours de rap qui a réuni 10 MC’s de la France entière. En cinq épreuves, Alpha One, Alvin, Dalseem, Dandyguel, Deen Burbigo, Doc Brrown, Fleyo, Mic Orni, RES et Straight se sont affrontés pour le titre de champion de France du E.O.W 2012.

En décembre dernier, Hip Open avait suivi la finale de Bordeaux, où Fleyo a remporté le titre. Un autre rappeur de Bordeaux, Straight, vainqueur des sélections à Pau, était présent à Paris. Ces deux MC’s se sont bien défendus, cependant ils n’ont pas obtenu suffisamment de points pour arriver sur le podium.

Dans le classement, le jury a désigné à l’unanimité le rappeur Dandyguel d’Issy-les-Moulineaux, suivi de quelques points par RES (Poitiers, vainqueur du E.O.W de Clermont Ferrand). Quant au troisième, il s’agit du MC de Quimper, Doc Brrown. Des notes ont été attribuées en fonction de la qualité d’écriture, la créativité artistique, la présence scénique, le flow et la « star quality » de chaque rappeur.

Au programme : texte libre, a capella, improvisation (freestyle bag), MC VS DJ et le « cypha skills » (sur une instru au hasard, les MC’s se passent le micro toutes les 4 mesures). Le public venu en masse a également pu assister aux shows case de Némir, Dany Dan, Kenyon et Artik. Une soirée animée par DJ Keri et DJ Nicolson, dans le cadre du festival Paris Hip Hop, qui s’est justement déroulée dans une ambiance agréablement Hip Hop.

Dandyguel remporte donc la finale française du End Of the Weak 2012 et ira à New York en septembre prochain à l’occasion de la finale internationale du EOW ! 

>> Plus d’infos sur :

le site du E.O.W France

le reportage vidéo de Canal Street

La France, championne du monde du BOTY ???

Le Battle Of The Year International 2011, avec sa programmation « A change of direction »  se déroule du 11 au 19 novembre à Montpellier.

Vendredi après-midi aura lieu le One vs One B.Boy International Battle, c’est Soso de Melting Force qui va représenter la France. 16 B.Boys vont s’affronter pour tenter de succéder à Thésis, vainqueur en 2010. Aux platines, nous retrouverons DJ Lean Rock, originaire de Boston, Massachusetts.



Vendredi soir, les femmes seront dans la place pour le We B*Girlz International Battle. Depuis quelques mois, Hip Open a suivi le parcours d’Alya et Marion, ces deux B.Girls de Perpignan, qui ont remporté la finale du BOTY France, le 8 juillet dernier. Cette fois-ci, le challenge est de plus grande envergure puisqu’il s’agit du titre mondial !

Les 8 meilleurs duos de B.Girls du monde seront présents pour se défier, devant les yeux attentifs des membres du jury : MovieOne (Espagne), Poe One (USA) et Valentine (France). Bien sûr, nous espérons pour Alya & Marion, la même place que les japonaises Narumi et Michan en 2010 !

 

Samedi, c’est l’International B.Boying Contest, une vingtaine de crews de la planète ont été qualifiés pour ce célèbre battle qui aura lieu à la Park & Suites ARENA de Montpellier. Un jury  de qualité composé de Poe One (Usa), Movie One (Espagne), Crazy (Suisse), Lilou (France), Taisuke (Japon), des MC’s au top : Maleek & Nasty (France), des Deejay’s de haut niveau : DJ Lean Rock (Usa) et DJ Mar (Japon) et des shows case sont également prévus lors de cette soirée. Rappelons que les Vagabonds, avec plusieurs titres remportés au BOTY International (Vice Champion du monde en 2002, Champion du monde en 2006) seront une fois de plus dans la compétition !

 

 

En attendant demain pour les premiers verdicts, il est important de saluer le rôle de l’association Attitude et de Six Step pour qu’un tel événement puisse avoir lieu. C’est toujours un plaisir de voir des performances de ce niveau, avec un panel de nationalités réuni autour du Hip Hop et de ses valeurs !