FLASH INFOS

Il semblerait que la météo de vendredi prochain nous surprenne énormément… Une température très élevée, pour ne pas dire jamais atteinte en février est à prévoir dans la soirée du 8. Ce record inégalé serait localisé sur une zone en particulier…le Rocher de Palmer !

Pourquoi cette augmentation soudaine du thermomètre en ce lieu de concert ?

Trois raisons : TRIPTIK, NEMIR et A2H, des valeurs sûres pour réchauffer l’atmosphère !

Affiche concert

Trois shows sont donc à prévoir, ou plutôt à voir, car ces artistes sont bien connus pour leurs prestations scéniques très entrainantes. Donc le public de Bordeaux doit inévitablement se préparer à transpirer !

TRIPTIK 

Ce groupe de rap français qui a fait son apparition dans les années 90 est revenu sur le devant de la scène, toujours avec la même énergie. Dans les textes, on ressent bien sûr plus de maturité, sans pour autant qu’ils aient délaissé cette fraîcheur dans leur créativité.


Greg Frite (Black Boul’), Dabaaz et Drixxxé ont sorti en juin dernier un nouvel EP « Depuis », disponible sur Itunes (cliquez ici pour y accéder). Et les voir en concert dans notre ville, forcément…ça fait plaisir !


 NEMIR

Ce MC de Perpignan fait parler de lui dans la France entière et même au delà des frontières. Son énergie sans limite, son authenticité revendiquée et son univers unique ont su s’ajouter à son talent pour le faire briller aux yeux de son public. Pour beaucoup, Némir a été découvert sur internet grâce à son morceau « Carences et parenthèses »…


Maintenant, il pète le score avec Deen Burbigo sur le morceau « Ailleurs » qui compte plus d’un million de vues sur le web. « Ailleurs » est également le nom de son EP, disponible sur Itunes (en cliquant ici) ainsi qu’en CD et vinyle.


Avant tout, Némir est un artiste de scène donc en live, accompagné par Gros Mo, Carlito et son DJ Every Dayz, il sera plus que chaud, c’est sûr !

A2H 

Un rappeur qui a aussi multiplié les scènes et qui a su se faire remarquer par la richesse de son univers musical…


A2H a sorti son premier album solo intitulé « Bipolaire » et on y retrouve un featuring avec Némir (dispo sur Itunes ici).


Ce concert s’annonce bouillant ! Avec de tels artistes qui ont participé aux soirées « CAN I KICK IT ? », on s’attend évidemment à des freestyles en fin de soirée…

Vous n’avez plus qu’à le noter : vendredi 8 février au Rocher de Palmer, à partir de 20h30, concert de TRIPTIK, NEMIR et A2H. Et c’est du rap en indé !

NJ

>> Plus d’infos sur : http://lerocherdepalmer.fr

+ Le site web de A2H 
La page web de TRIPTIK 
La page web de NEMIR 

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Le MOS France 2012 !

Cette année, Hip Open est partenaire du Meeting Of Styles France.


L’étape française de ce festival international de Graffiti a lieu à la Casa Musicale, à Perpignan. L’événement se passe ce week-end (21 et 22 juillet). Graffiti de jour ? Graffiti de nuit ? Le public présent pourra profiter des deux grâce aux horaires étendues : de 18h à 4h le samedi et 12h à 0h le dimanche.

CelloGraff réalisé par Astro et Kanos à Perpignan pour annoncer le Meeting Of Styles

L’association U.I.S.C vous a concocté un programme autour de la street culture (graff, deejaying, rap, danse, roller, skate, BMX).

Plus de 50 graffeurs français et internationaux  seront présents spécialement pour l’occasion. Avec 1200 m2 de surface sur des murs qui vont de 2 à 5 mètres, ça vaut le détour ! Sans compter la free zone qui donnera la possibilité à d’autres graffeurs de laisser une trace de leur art, bien que très éphémère.

Des sessions de rap en freestyle sont également prévues, en présence de MC’s de la nouvelle génération : Deen Burbigo et Eff Gee (L’Entourage), Esso (Cool Connexion), Bunk et Jiddy Vybz (Set & Match), Kenyon, Fleyo, Némir, Hassan, Carlito, Gros Mo, en plus d’un invité surprise…
Durant le festival, il y aura aussi du breakdance sous forme de cercle ouvert à tous les danseurs. Nous pouvons déjà annoncé la venue de B.Girl Marion (vice championne du monde du Battle Of The Year 2011, en duo, et championne du BOTY France 2011 et 2012). L’ambiance du Meeting Of Styles France 2012 sera rythmée par les deejays du label Blackelk (Everydayz, UM, Gram, Freakshow).

Le MOS France se veut être une rencontre autour des disciplines de la culture Hip Hop, en invitant des artistes renommés. Pour le public, l’entrée est gratuite.

Donc rendez-vous dès samedi, à partir de 18h à la Casa !

> Pour plus d’infos : http://www.meetingofstylesfrance.com/

END OF THE WEAK FRANCE

La finale française du End Of the Weak a eu lieu à la Bellevilloise (Paris), le 26 juin dernier. Un concours de rap qui a réuni 10 MC’s de la France entière. En cinq épreuves, Alpha One, Alvin, Dalseem, Dandyguel, Deen Burbigo, Doc Brrown, Fleyo, Mic Orni, RES et Straight se sont affrontés pour le titre de champion de France du E.O.W 2012.

En décembre dernier, Hip Open avait suivi la finale de Bordeaux, où Fleyo a remporté le titre. Un autre rappeur de Bordeaux, Straight, vainqueur des sélections à Pau, était présent à Paris. Ces deux MC’s se sont bien défendus, cependant ils n’ont pas obtenu suffisamment de points pour arriver sur le podium.

Dans le classement, le jury a désigné à l’unanimité le rappeur Dandyguel d’Issy-les-Moulineaux, suivi de quelques points par RES (Poitiers, vainqueur du E.O.W de Clermont Ferrand). Quant au troisième, il s’agit du MC de Quimper, Doc Brrown. Des notes ont été attribuées en fonction de la qualité d’écriture, la créativité artistique, la présence scénique, le flow et la « star quality » de chaque rappeur.

Au programme : texte libre, a capella, improvisation (freestyle bag), MC VS DJ et le « cypha skills » (sur une instru au hasard, les MC’s se passent le micro toutes les 4 mesures). Le public venu en masse a également pu assister aux shows case de Némir, Dany Dan, Kenyon et Artik. Une soirée animée par DJ Keri et DJ Nicolson, dans le cadre du festival Paris Hip Hop, qui s’est justement déroulée dans une ambiance agréablement Hip Hop.

Dandyguel remporte donc la finale française du End Of the Weak 2012 et ira à New York en septembre prochain à l’occasion de la finale internationale du EOW ! 

>> Plus d’infos sur :

le site du E.O.W France

le reportage vidéo de Canal Street

Ron Brice, du flow et des textes

Vous connaissiez déjà Hassan le Fronçais et sa clique de Perpizoo. Hip Open vous avait aussi présenté Fleyo et Keurspi, actifs dans le rap bordelais. Mais on ne vous avait pas encore parlé de Ron Brice, ce parisien venu compléter l’affiche du Hip Open Event #1, jeudi 5 avril. Une belle occasion de rencontrer ce MC atypique, accompagné de Stresh, son deejay. 17h30, les balances s’achèvent… Micro à peine posé, platines encore chaudes, le duo file au débat du Hip Open Event #1 sur le rap et les médias, puis revient vers nous pour une interview décontractée, à l’écart d’une salle commençant à s’animer.


Pour commencer Ron, revenons sur ton parcours et ta rencontre avec DJ Stresh… Comment ça s’est passé ?

Ron Brice : On a débuté chacun de notre côté, il y a une quinzaine d’années. J’ai commencé le rap en 1996, avec mes grands frères. J’ai tourné dans des collectifs et fais pas mal de concerts. Ensuite, j’ai côtoyé Poison qui était proche de Ménage à 3, à qui était affilié Youssoupha. On fréquentait les mêmes studios et Stresh bossait aussi avec Youssoupha sur ses tournées. On a fait quelques dates ensemble. Et nous avions les mêmes influences, d’où la naissance de notre collaboration en 2006. A l’époque, Stresh bossait dans un magasin de vinyles sur Paris, et moi je vendais des disques dans la rue. Il me faisait écouter ses prods, et j’ai alors enregistré quelques trucs avec lui. Et dès 2007, on s’est mis à travailler sur l’album Reality Rap. Il a produit le morceau Bête noire et d’autres titres sur la mixtape Reality Tape. C’est mon associé sur la tournée et au sein de 16 Barz !



16 Barz
, c’est une asso ou un label ?

Ron Brice : C’est un label sous forme d’association. Nous sommes deux pour le moment. Je rappe et Stresh est deejay, producteur, backeur…(rires) Enfin il a plusieurs casquettes. On souhaite aussi travailler avec d’autres personnes de notre entourage, pour agrandir la famille et être plus vif sur le circuit. Pour le moment, on se concentre sur la sortie de l’album qui devrait arriver fin mai, début juin. Les morceaux sont faits mais on a encore deux clips à balancer avant. En attendant, la Reality Tape, mixtape de mes morceaux de 2005 à 2010 vient de sortir.

D’où l’abondance de titres sur cette tape ?

Ron Brice : En fait en 2005, je bossais plus avec les Soul Children, qui travaillaient aussi avec Flynt, Youssoupha, qu’avec Stresh. On avait fait un album qui n’est jamais sorti. Donc dans cette mixtape, mixée par Stresh, j’ai récupéré certains morceaux réalisés avec eux qui n’étaient pas connus… Parce que concrètement je me suis fait connaître en diffusant quelques morceaux sur le net. Nous, nous sommes de la génération où l’on rappait bien avant Internet, Myspace ou Facebook… Mais on s’est fait connaître par des clips qui ont tourné sur le web.

Tes clips justement, sont tous réalisés par Tcho/Antidote. Peux-tu nous parler de cette collaboration ?

Ron Brice : C’est une longue histoire faîte de connaissances en commun liées au graffiti, à la photographie, à la réalisation de clips… Stresh bossait avec Géraldo, qui lui, côtoyait Tcho et aidait un de mes potes à vendre des disques dans la rue. On se connaissait tous. Et un jour un mec a fait écouter un de mes sons à Tcho…

DJ Stresh : Au niveau du positionnement musical, cela correspond hyper bien à ce qu’il met en image. Sa vision de la musique s’adapte bien. Ce n’est pas calculé, leurs univers respectifs collent tellement bien que lorsque l’on ressert l’étau, c’est ce qu’il y a de plus cohérent.

Ron Brice : Après on clippe davantage parce qu’on a plus de visibilité. Avant, où pouvait-on les mettre nos clips ? Maintenant, la confrontation au public est directe et la rotation se fait d’elle-même, il n’est plus nécessaire de passer à la télé. Mais on mise plus sur la musique qu’on diffuse. On se dit qu’on a une particularité dans notre façon de faire, nos instrus, nos références… Des références très New Yorkaises, très outre atlantique dans la manière de faire la musique, d’utiliser les samples, dans les placements, ma manière de rapper…  Après cela ne fait pas tout, il faut aussi amener l’image qui va avec. Mais ça fait plaisir de voir que beaucoup s’identifient encore à ça, et accrochent toujours à ce style de musique.


Pourquoi ces influences New Yorkaises justement ?

Ron Brice : J’ai toujours écouté du rap français et du rap américain. Mais étant jeune, tu comprends plus le rap français. Le rap américain, c’est ce qui te fait bouger mais tu ne comprends pas vraiment les paroles, ni là où ils veulent en venir. Et quand à l’époque sur Paris il y a eu les 12’inch Allstar, des genres de concours, moi j’étais très poussé dans l’écriture, mais au niveau de la forme ce n’était pas ça. Là, j’ai réalisé que d’autres comme Wayman avaient déjà assimilé de faire du rap américain en français, avec des flows qui ont de la musicalité… En France, on était et on est toujours aujourd’hui centré sur les paroles. On donne plus d’importance au texte, à la bonne écriture, qu’à la musique en elle-même et à la manière de rapper. Moi j’ai vraiment pris mes influences sur l’école New Yorkaise donc j’ai trouvé important de réunir les deux, le fond et la forme.

Tu parles donc d’un manque français au niveau du flow ? 

Ron Brice : Les gens de l’ancienne école ont vraiment assimilé ce côté écriture mais délaissé le flow. La nouvelle vague elle, a percuté et est dans le truc spectaculaire, en donnant beaucoup d’importance au flow. Mais au niveau du charisme, du contenu, il y a un manque. Il faut avoir vraiment vu les deux pour donner de la consistance au truc. C’est de la culture après, une école. J’ai kické des trucs très différents, de Big L à Oxmo. Au niveau des paroles, je sais donc être profond. Mais je sais aussi être davantage sur le flow, parlant de choses plus légères et plus marrantes. Il faut vraiment allier les deux. J’essaye de bosser pour réunir cette culture française du texte, être touchant, et le dynamisme du flow.

DJ Stresh : C’est propre à notre génération. On fait parti de ceux qui ont grandi avec le rap américain. Et le rap français commençait vraiment à avoir ses têtes et ses acteurs principaux qui ont marqué leurs époques. Nous on écoutait Time Bomb, La Cliqua, qui eux à l’époque étaient déjà inspirés des flows américains, et qui poussaient l’écriture dans un autre sens en faisant l’alliage des deux. Comme on a grandit avec ça, ça nous a forgé notre intérêt. C’est ce qui fait que des mecs comme Hassan, Ron Brice ou Nemir et plein de MC’s de cette génération ont pris cette direction là. Pas seulement des textes, mais une jolie musique à écouter. Parce que si tu veux du texte pour du texte, tu lis un livre, t’écoutes pas un disque !

Ron Brice : Sachant que les sujets du rap maintenant sont connus. Tout est fait. Alors si rien n’est amené au niveau de la forme et donc du flow, de la manière d’amener le texte, cela ne sert à rien.

Votre collaboration semble couler de source au final ?

Ron Brice : On écoute tellement la même chose, les mêmes styles de sons… La plupart du temps, il m’envoie une prod et c’est la bonne. Alors que certains beatmakers m’en envoient 7 ou 8. Avec lui c’est souvent direct, on est bien en phase.

DJ Stresh : J’ai travaillé avec Youssoupha, avec Ali, mais c’est vraiment le MC avec lequel j’ai le plus de facilités. Je sais ce qu’il va faire. Je n’ai même pas besoin d’être là quand il va enregistrer, je sais ce qu’il va faire. Cela ne se passe pas toujours comme ça. Il y a des gens avec qui on a besoin de savoir dans quel univers ils évoluent, ce qu’ils aiment vraiment, il y a plus d’allers retours. Là ça s’enchaîne facilement, je lui passe les sons au fur et à mesure et ça se monte doucement.


Un duo de choc pour une performance détonante. Ron Brice, c’est du flow et des textes remarquables et une touche singulière à laquelle on adhère ! Et si le Hip Open Event #1 nous a régalé, c’est aussi parce que ces deux là ont assuré !


>> Pour plus d’infos, retrouvez Ron Brice et DJ Stresh sur Youtube, Facebook et Twitter.

>> Pour télécharger la Reality Tape, cliquez ici.

Ludovic Lacroix

HASSAN… Du sens et de la punchline au service de vraies valeurs !


GHETTOBLASTER : n.c, lecteur de musique emblématique de la culture Hip Hop à ses débuts, connu pour sa taille démesurée et pour sa puissance de son conséquente ;
n.p, titre d’un morceau du rappeur Hassan, présent sur son EP « Warm UP », dont le clip tourne sur le net. 

Début 2011, Hassan est finaliste du Buzz Booster, un tremplin national de rap. A la fin de cette même année, il sort son premier EP Warm Up, réalisé en collaboration avec Enzoo, beatmaker de l’équipe « Perpi’Zoo » (Nemir, Gros Mo, Carlito Blanc…). Warm Up est comme un tour d’échauffement pour prendre la température, avoir un retour du public… La démarche de ce projet est de renouer avec les années 90, tout en s’inspirant de l’époque actuelle.

 

 

 


Ses références pointues dans le milieu du rap et ses connaissances bien précises de  l’Histoire de la culture Hip Hop, lui permettent d’enrichir son univers artistique et de transmettre ce savoir aux jeunes lors des ateliers de rap qu’il anime.

Persister est l’un des maîtres mot du MC perpignanais. Hassan part du principe qu’avec de la volonté, on peut réussir à atteindre son but. Sur Warm Up, on retrouve même un morceau intitulé « On persiste ». Et quoi qu’il arrive, il garde toujours l’esprit positif : «  Il y a toujours des haters qui critiqueront… Ils n’aiment pas mon maxi, ce n’est pas grave, ils aimeront le prochain c’est tout ! »

Hassan fait partie du nouveau souffle de rappeurs qui transpirent l’authenticité. Dans son rap, il relate la réalité de son vécu, de ce qui l’entoure, de ce qu’il connaît. Hassan se considère comme un chroniqueur de la rue et n’hésite pas à dénoncer ce que les médias ne dévoilent pas.

Il affirme que son but dans le rap n’est pas commercial. Son objectif est plutôt de faire kiffer les gens, faire passer des messages et se faire plaisir. Hassan pointe du doigt les majors, les labels qui sont axés sur l’aspect financier et qui s’enrichissent sur le dos de ceux qui travaillent dur pour réussir. « Je pourrais être clochard ou Bill Gates pour moi c’est la même, c’est quelque chose que je trouve dégueulasse, qu’il faut décrier, qu’il faut mettre sur la table. »

Ayant évolué au sein de la Casa Musicale, Hassan salue l’initiative et l’investissement des associations qui se battent pour donner la chance aux artistes de se professionnaliser. Il tient beaucoup à son côté indépendant dans le rap : « Avec une major, mes sons seraient commercialisés… Ok, mais je n’ai pas besoin d’eux, à l’heure d’internet, nous pouvons le faire par nos propres moyens. Donc à part concéder 50 % de mes droits, je n’y gagne rien moi à signer en major ! »

Hassan se démarque par son engagement. Il revendique ses opinions, il fait du rap et prend position. Son slogan, issu d’une de ses punchlines : « Parce que le rap sans texte, ça ne reste que du bruit » en est l’exemple. Cette phrase phare n’est pas une provocation envers certains MC’s, mais plutôt le moyen d’affirmer ce qu’il fait. Hassan prône le sens des textes : « Même si  tous les rappeurs ne sont pas axés sur le texte, nous ne sommes pas là pour dire n’importe quoi au micro. Je pense qu’il faut garder une cohérence, et même si ce n’est pas du rap conscient… ».

Fidèle à ses convictions, Hassan incite au militantisme et condamne l’individualisme ambiant. Il pousse à l’engagement et souhaite faire prendre conscience aux gens qu’il faut croire en ses idées et aller jusqu’au bout. « Lorsque l’on monte sur scène, on demande au gens de voter, non pas parce que c’est un devoir de citoyen, mais pour que nos gosses ne vivent pas sous le règne de Le Pen ! »

Deux Master 2 en poche, en droit et en sciences politiques, ce punchliner est très attentif à la politique, qui perçoit comme obligatoire, indispensable, mais malsaine. Il craint énormément l’endoctrinement des populations, la domination du peuple… Selon lui, la crise actuelle n’est qu’une simple façade. « On a vraiment l’impression que ça va mal, etc. Il faut arrêter, la France va très bien, je ne pense pas que le mec qui mangeait hier, ne mange plus aujourd’hui. A chaque époque c’est la même merde… peut être différente, mais c’est la même merde ! »

Cash et déterminé, ce MC de Perpignan, nous a fait part de sa volonté de rédiger personnellement un article pour Hip Open, à l’approche des élections présidentielles… En attendant, son EP Warm Up est disponible en téléchargement gratuit sur le net. Bonne écoute !

 

 

 

> Pour télécharger Warm Up, cliquez ici !

>> Pour plus d’infos : le blog du MC Hassan

Voir l'article entier

« Parce que le rap sans texte ça ne reste que du bruit ! »
Hassan

Une Block Party fidèle à son image

Dans un esprit populaire, chaleureux et jovial, la Block Party à Perpignan est  l’événement incontournable qui ouvre le festival Ida y Vuelta, à la Casa Musicale. Cette soirée Hip Hop qui a eu lieu le mercredi 1er juin, réunit chaque année un public de tout horizon, mêlant passionnés, curieux, amateurs…

Ce battle international de breakdance a opposé quatre crews français contre quatre crews étrangers. Le sort a désigné : Aborigènes (Vénézuéla) VS Melting Force (Saint Etienne), Bad Trip Crew (Paris) VS Hustlekidz (Hollande), La Smala (Bordeaux) VS Predatorz (Russie), Vagabonds (France) VS Fusion Rockers (Espagne).

Pour juger ces équipes, Morris (USA), Karim Barouche (Paris) et Ryad (Pokemon Crew, Lyon) nous ont fait l’honneur de leur présence. Pour balancer du son digne d’une block party, DJ Taj Mahal a assuré les mix. Sans oublier le duo de choc de speakers : Nasty et Némir.

La demi-finale a opposé Hustlekidz à Melting Force et Vagabonds à Predatorz. Du haut niveau dans chaque passage, un jury partagé qui a finalement opté pour une rencontre entre deux crews français en finale. A découvrir en images…


Pour prendre la température de la soirée, découvrons les réactions du public :

« Je suis impressionnée par la vitesse et la souplesse des breakers. Respect à eux pour le travail et les efforts qui les ont menés à ce niveau là. Ils ont assuré. Bravo à tous ! », une habituée de la Casa Musicale.

Des B.boys de la région nous font part de leurs réactions.  L’un d’entre eux commence : « La Block Party, ça tue ! J’étais pour les Russes… ».
Un autre intervient : « Les Prédatorz sont forts mais Melting Force devait gagner, ce soir c’était les meilleurs ! ».
Un suivant nous fait remarquer : « Ce que j’ai apprécié aussi, c’est l’impartialité du jury… ».
Puis un dernier tient à nous dire : « Pour moi, c’est la meilleure Block Party depuis 2004…une bonne organisation ! ».

Des passionnés nous expliquent leur point de vue : « L’ambiance était bouillante, on a assisté à une finale de fou ! Vive le Hip Hop, et vive la Casa Musicale qui a organisé l’événement ! », s’exclame un jeune homme.
Sa copine poursuit : « Cette soirée, c’était de la bombe ! Ce n’est pas le vent, ni le froid qui va nous freiner… Nous voulions absolument être présents pour la Block Party ! On a la chance de pouvoir assister à un tel événement dans notre ville, et gratuitement en plus, alors forcément on vient. Vu la foule de ce soir, nous ne sommes pas les seuls, ça fait plaisir ! ».

Némir, tout en précisant qu’il se doit de rester neutre, nous fait partager ses impressions : « Melting Force est un crew qui a du niveau. La finale s’est jouée à peu mais ils ont été meilleurs ! ».

Rencontre avec des adeptes : « Nous sommes venus pour le Hip Hop. Nous n’avons pas été déçus. Une ambiance très Hip Hop, un bon état d’esprit ! Du monde, beaucoup de monde présents à cette Block Party, c’était énorme ! ».
Un de ses proches ajoute : « Il faut préciser que la Block Party, c’est avant tout un mix de cultures. Le Hip Hop a la capacité de fédérer les gens… C’est le grand rendez-vous des quartiers aussi… Un tel événement est important pour la ville. »
Puis, une troisième personne se joint à eux et conclut par : « Ce soir, il y avait du niveau et je retiens le bon climat malgré le froid ! ».

Saluons le crew Melting Force, vainqueur de la Block Party 2011. Et big up à tous les participants !

> Plus d’infos sur :  http://idayvuelta2011.catacult.net/