MSG #6 : le bilan

Maxwell & Elyess (à gauche)
Ce genre de battles de MC’s et de beatmakers qui ont lieu le dimanche après-midi à la Rock School Barbey…

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MOS France 2013

Hip Open, partenaire du Meeting Of Styles France, notamment pour la gestion des relations presse du festival, n’a plus besoin de vous présenter cet événement mythique…

Mais pour ceux qui ne seraient pas au courant, c’est un festival international de Graffiti, dont l’étape française se déroule à Perpignan, plus exactement à la Casa Musicale, le week-end du 21 et 22 juillet.

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Cette année, les surfaces du MOS seront encore plus impressionnantes. Les plus grands murs atteindront jusqu’à 6m20 de haut et représenteront plus de 1200m2 au total. L’événement se fait de jour et de nuit sur des panneaux en bois. Cette particularité inscrit le Meeting Of Styles France comme le plus gros jam de Graffiti mobile au Monde !

En plus du Graffiti, l’association UISC, organisatrice du MOS, invite des artistes de différentes disciplines…

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Au programme : OpenSouth Session (contest de Skate/BMX/Roller), concerts et soirées avec deejays, un salon aménagé de jeux vidéo «old school », une expo et la diffusion du documentaire Bomb it 2.

Une cinquantaine d’artistes de la France entière et des quatre coins du globe seront là pour peindre ensemble : Allemagne, Espagne, Argentine, Etats-Unis, Royaume-Uni, Sénégal, Pérou, Mexique, Brésil. Une belle rencontre de styles est à prévoir !

Infos pratiques :

Samedi, de 18h à 4h
Dimanche, de 12h à 4h
Diffusion du film : 1ère séance, dimanche 21 juillet à 16h et 2ème séance, dimanche à 20h

>> ENTREE GRATUITE

Plus d’infos sur http://www.meetingofstylesfrance.com

NJ

PANDEMIK MUZIK

Dans le rap, ce qui prime avant tout, ce sont les rimes, le flow et les instrumentales…trois ingrédients indispensables pour faire un bon morceau ! La musique y est déterminante, d’où l’importance de l’art du beatmaking. Pourtant la majorité du public n’a pas connaissance du nom de ceux qui se cachent derrière les productions musicales, de ceux qui sont à l’origine du rythme des chansons. Intéressons nous de plus près à cette pratique, en découvrant l’univers de Pandemik Muzik…

Un duo de beatmakers

Après quelques années en solo, Bachir et J-Lock ont commencé à travailler ensemble en 2009, par l’intermédiaire de Black Kent pour son album « Yes I Kent ».


Entre ces deux producteurs, le feeling est passé tout de suite : « on a vraiment senti une alchimie se créer » affirme Bachir. Lui est plus dans la recherche, très influencé par l’école new yorkaise, il ramène les samples, il trouve des breakbeats, des nouvelles rythmiques et J-Lock est davantage dans la composition de la musique. D’où la volonté d’unir leurs forces pour créer le duo Pandemik Muzik.

Ce duo complémentaire a réalisé des productions pour des rappeurs tels que Black Kent, le collectif 99 Projet, Sam’s, Keurspi et Soza de Bordeaux, S-Pi (94), Esta Capitan (93), Négrociateurs (Suisse) et Nix (Sénégal). J-Lock et Bachir restent ouverts à d’autres styles et ont déjà produit deux morceaux pour un chanteur.


Dans l’ombre des rappeurs

Dans le beatmaking, les producteurs restent peu mis en avant. Ils ne sont pas toujours crédités sur les mixtapes et leurs noms apparaissent rarement sur internet. Apparemment, en France, ce n’est pas dans la logique de préciser le nom de celui qui produit un morceau. Aux Etats-Unis, c’est presque l’inverse, le producteur est parfois plus connu que les rappeurs. Bachir l’explique : « Ici, ce n’est pas forcément dans la culture mais ça va arriver, ça commence à se faire. Je pense à un producteur qui fait parler de lui… Richie Beats !  Il a fait la majorité des productions sur l’album Soyons Fous d’Ol’Kainry et Jango Jack.» Puis il ajoute : « Il y a de sacré beatmakers en France comme les Soulchildren par exemple, mais eux sont signés, donc ils sont mis en avant. Sinon, en général, il y a peu de visibilité sur le nom des beatmakers ».

Conscients de cette difficulté, l’objectif des membres de Pandemik Muzik est de faire entendre leur musique et de la faire sortir du studio pour pouvoir se faire un nom dans le milieu du rap. Aujourd’hui, ils ne vivent pas de leurs productions. L’essentiel pour eux, c’est la reconnaissance d’être crédité et d’avoir des placements. « Avec J-Lock lorsque l’on est crédité Pandemik Muzik, c’est déjà une forme de paiement ».


Une passion pour la musique

Pandemik Muzik, c’est un travail d’équipe avec une véritable alchimie, où l’inspiration y est souvent instinctive (à partir d’un sample, d’une mélodie…). Bachir donne quelques détails : « J-Lock a fait du solfège, il a une oreille musicale incroyable ! Il est super avancé, super talentueux, il maîtrise le clavier, c’est un virtuose !  Il me motive pour travailler davantage et m’améliorer en tant que producteur. »

Ils apprécient la musique à sa juste valeur, du West Coast au Dirty : « On ne peut pas dire : ça c’est de la bonne musique et ça non… Il y a tellement d’éléments à prendre en compte… Le contexte social est important aussi. Le rap de New York n’est pas le même que le rap de Memphis, de L.A et de Chicago… Donc nous, on peut passer de MC’s en MC’s et toujours autant kiffer car cela reste Hip Hop. »

Un duo authentique

Rester indépendant ou signé en major, pour Pandemik Muzik, ce n’est pas la question. Le principal est de conserver leur indépendance dans le processus créatif. Bachir et J-Lock attachent beaucoup d’importance à la sincérité dans la musique. « Nous sommes plus influencés par l’attitude, l’état d’esprit et la manière de communiquer que la musique en elle-même ». Ce qui se retranscrit naturellement dans leurs productions, qui respirent l’authenticité, tout simplement.


Bachir et J-Lock tiennent à garder leur ligne directrice : faire de la bonne musique, collaborer avec de bons rappeurs, pour asseoir le nom Pandemik Musik et faire connaître leur touche particulière, toujours dans un bon esprit.

Pandemik Muzik, en plus de la passion et du talent, c’est de l’ambition et de la détermination. Leur souhait est de collaborer avec les rappeurs les plus renommés, aussi bien aux Etats-Unis (NAS, JAY-Z, JADAKISS, EMINEM…) qu’en France (ILL des X-MEN, YOUSSOUPHA, AKHENATON, OXMO PUCCINO, LINO…). Donc souhaitons leur une bonne réussite !

 

>> Pour plus d’infos, retrouvez Pandemik Muzik sur Soundcloud, Facebook et Twitter

FLEYO : vainqueur du END OF THE WEAK Bordeaux !

Samedi dernier, le END OF THE WEAK France s’est installé à Bordeaux en quête du meilleur MC de la ville, pour représenter le 33 à l’occasion de la finale nationale à Paris.

Le END OF THE WEAK…

Un concours de rappeurs, venu des Etats-Unis qui mise sur l’originalité et la créativité des participants, qui est désormais présent à New York, Miami, Houston, Chicago, Londres, Paris, Berlin, Saragosse, Amsterdam, ainsi qu’en République Tchèque, Brésil, Argentine et Ouganda.

Ce challenge se déroule en 5 épreuves :

Texte libre :  le MC pose un 16 mesures de son choix sur une instru au hasard ;
A capella : 16 ou 32 mesures sans instru ni accompagnement ;
Improvisation (Freestyle Bag) : le MC part en improvisation et doit tirer 5 objets d’un sac, un à un et au hasard. Le nom de chaque objet mystère doit être utilisé dans l’impro, sur une instru au hasard ;
MC VS DJ : sur 3 instrus de styles et de tempos différents, le dj pitch la musique en accélérant de plus en plus, cut et break le son. Le MC doit tenir son flow et la cadence ;
Cypha Skills : sur une instru au hasard, les MC’s se passent le micro toutes les 4 mesures (sur 3 tours).

Les critères de notation se basent sur les lyrics (la qualité d’écriture), la créativité (l’identité artistique), la présence scénique (le charisme), le flow (le débit), la réactivité du public (l’aura).

… à Bordeaux

Cette année, Fleyo a été sélectionné par le jury, composé de Pauline (Goom Radio), DJ Nedu et DJ Wilisko pour les qualifications de l’étape bordelaise. En 2007, Straight a remporté le titre du END OF THE WEAK Bordeaux et Fleyo a été vice-champion. Le 3 décembre 2011, le scénario s’est inversé, Fleyo arrive devant Straight. Quant à la troisième place, elle revient à Dony London.

Une excellente soirée sous le signe du Hip Hop avec Artik, en maître de cérémonie et DJ Keri aux platines, sans oublier les shows case de DA10KEUS, Keurspi et Sam’s.

PORTRAITS 

FLEYO débute le rap à l’âge de 12 ans au Sénégal et développe son style dans de nombreux pays (Ethiopie, Jamaïque, USA : New Jersey…), avant d’arriver à Bordeaux en 2006.  On ne peut lui attribuer une seule particularité mais plutôt remarquer sa richesse artistique. Un MC à la plume agile, aux rimes percutantes, très à l’aise en improvisation, et capable d’adapter son flow à tous les tempos. Et aussi bien en français qu’en anglais.


La net tape « Outsider » est disponible en téléchargement gratuit.

STRAIGHT, MC depuis 1993, il rejoint MANY G en 1997 et fonde le groupe FORCE N.E.G. Un rappeur qui se distingue par la qualité de ses phases, et réputé pour ses victoires à de nombreux battles sur Bordeaux ! Nous pouvons retrouver STRAIGHT sur des compilations rap comme  « 33ème  régiment », « Bootlegz », « 33 s’exporte » et sur celle de DJ Poska « spécial province ».





DONY LONDON, membre du groupe Paradox qui fait partie du collectif Hors Limites Musik, commence à rapper à l’âge de 14 ans. L’état d’esprit de son rap est festif et souvent à prendre au second degré.



La tape « Hors Limites Musik Vol.2 » est disponible en ligne gratuitement.

Bravo à Fleyo, champion du END OF THE WEAK Bordeaux 2011 ! Souhaitons lui la même réussite pour la finale nationale qui aura lieu à Paris. A l’occasion de ce prochain challenge, nous retrouverons Alpha Wann (Paris), RES (Clermont-Ferrand), Doc Brrown (Quimper), Deen Burbigo (Marseille)…

Plus d’infos surhttp://www.eowfrance.com/