Guizmo, le show !

Guizmo fait le buzz ! Véritable provocateur de la nouvelle vague de rappeurs français, Hip Open l’a rencontré pour son deuxième passage en 8 mois sur Bordeaux.  Récit d’une rencontre pas comme les autres…


Il fallait être là ce samedi 28 janvier pour comprendre l’engouement que génère Guizmo en ce début 2012. Un public qui s’agglutine, se chauffe à coup de « Guizi-Guizi », impatient d’entendre le flow assommant de ce jeune MC, aux mots tranchants. Avant son apparition sur scène, les deux groupes programmés, en première partie du concert, ont fait monté la température de la Rock School Barbey. Keurspi, accompagné de Fleyo (champion du End of the Weak Bordeaux) et de son DJ, Saï Saï, a mis le feu avec son titre « l’Alchimiste », en duo avec DRBX, ou encore avec les 3 vitesses, sa marque de fabrique. Quant à Talents d’Achille, une prestation convaincante qui a retenu notre attention…

Keurspi

L’actualité changeante de la tête d’affiche avait aussi de quoi attiser l’effervescence ambiante. La nouvelle est tombée, Guizmo ne fait plus partie de l’Entourage ! Difficile d’en savoir plus à ce sujet… Si ce n’est qu’un titre « Chat Perché » brûlant et une explication vague mais virulente sur scène, ponctuée par « l’Entourage Rest In Peace »… Ses « fuck l’Entourage » résonnent, mais ne résolvent pas l’affaire. La réelle raison de la séparation nous reste étrangère.

Guizmo, MC marginal…

Conscient de son impertinence et de son aisance au clash, il se conforte dans son caractère, un personnage à aborder de manière particulière… Il nous avoue l’importance des Rap Contenders qui l’ont sorti de l’ombre, après avoir écumé tous les micros ouverts et petites scènes de Paris, pour sortir de la galère. Son clip « Normal » reprend d’ailleurs ce passage où il prend le dessus par son attitude singulière.

Il nous raconte que s’il a percé avant ses ex-compères, c’est simplement parce qu’il est un des premiers à avoir signé pour un disque en solitaire. Pour lui, son attitude arrogante ou austère ne serait qu’une vérité qui lui sert de remède. Il ne joue pas le « tox » amer, il goûte juste un peu trop le shit et la bière. Et c’est souvent sous cette influence, qu’il nous dit composer ses vers. D’où l’omniprésence de ces thèmes dans ses textes délétères.

… toujours fidèle à lui-même…

Son égo-trip chronique, il l’explique différemment. Pour lui le rap est non seulement un moyen de faire de l’argent, mais c’est aussi un challenge. A travers son album, Guizmo espère vendre et montrer aux gens ce qu’il pense vraiment. Il nous rappelle que cet album a plus de sens que cette facette de débauche récurrente… Cependant, parler de lui est « une évidence dans ce rap game ambiant ».

Et s’il persévère autant, c’est seulement pour pousser plus loin la performance. Les prods funky et jazzy de ses titres, il les explique par la culture musicale de ses parents. Pour ce qui est de sa nouvelle notoriété, il s’y accommode franchement. Il ne cache pas son plaisir devant toute cette effervescence. Et ne reste pas avare de surprises pour son public qui le soutient, pour le moment, sans relâchement.


… et productif !

Il passe la plupart de son temps au studio et apparaît dans de nombreuses vidéos qui tournent sur le net : clips, freestyles ou shows.

Et quand Guizmo freestyle pour Hip Open, ça donne…


Une cadence délirante, qui l’amène à nous parler de son prochain opus prévu pour le printemps. A peine six mois après la sortie de « Normal », son premier album référent.

La suite est donc écrite, et le public sait à quoi s’attendre. Guizmo a dans la tête de quoi rincer nos oreilles pendant encore un petit moment. L’Entourage c’est fini mais son histoire ne s’achève pas pour autant. Et vue la réaction de la foule à ses propos cinglants, on comprend vite que beaucoup ont déjà choisi de se ranger dans son camp. La controverse en fond de commerce, apparemment, cela fait vendre… La logique de Guizmo porte ses fruits et son jeune public s’enchante !

 

 

Ludovic Lacroix

FLEYO : vainqueur du END OF THE WEAK Bordeaux !

Samedi dernier, le END OF THE WEAK France s’est installé à Bordeaux en quête du meilleur MC de la ville, pour représenter le 33 à l’occasion de la finale nationale à Paris.

Le END OF THE WEAK…

Un concours de rappeurs, venu des Etats-Unis qui mise sur l’originalité et la créativité des participants, qui est désormais présent à New York, Miami, Houston, Chicago, Londres, Paris, Berlin, Saragosse, Amsterdam, ainsi qu’en République Tchèque, Brésil, Argentine et Ouganda.

Ce challenge se déroule en 5 épreuves :

Texte libre :  le MC pose un 16 mesures de son choix sur une instru au hasard ;
A capella : 16 ou 32 mesures sans instru ni accompagnement ;
Improvisation (Freestyle Bag) : le MC part en improvisation et doit tirer 5 objets d’un sac, un à un et au hasard. Le nom de chaque objet mystère doit être utilisé dans l’impro, sur une instru au hasard ;
MC VS DJ : sur 3 instrus de styles et de tempos différents, le dj pitch la musique en accélérant de plus en plus, cut et break le son. Le MC doit tenir son flow et la cadence ;
Cypha Skills : sur une instru au hasard, les MC’s se passent le micro toutes les 4 mesures (sur 3 tours).

Les critères de notation se basent sur les lyrics (la qualité d’écriture), la créativité (l’identité artistique), la présence scénique (le charisme), le flow (le débit), la réactivité du public (l’aura).

… à Bordeaux

Cette année, Fleyo a été sélectionné par le jury, composé de Pauline (Goom Radio), DJ Nedu et DJ Wilisko pour les qualifications de l’étape bordelaise. En 2007, Straight a remporté le titre du END OF THE WEAK Bordeaux et Fleyo a été vice-champion. Le 3 décembre 2011, le scénario s’est inversé, Fleyo arrive devant Straight. Quant à la troisième place, elle revient à Dony London.

Une excellente soirée sous le signe du Hip Hop avec Artik, en maître de cérémonie et DJ Keri aux platines, sans oublier les shows case de DA10KEUS, Keurspi et Sam’s.

PORTRAITS 

FLEYO débute le rap à l’âge de 12 ans au Sénégal et développe son style dans de nombreux pays (Ethiopie, Jamaïque, USA : New Jersey…), avant d’arriver à Bordeaux en 2006.  On ne peut lui attribuer une seule particularité mais plutôt remarquer sa richesse artistique. Un MC à la plume agile, aux rimes percutantes, très à l’aise en improvisation, et capable d’adapter son flow à tous les tempos. Et aussi bien en français qu’en anglais.


La net tape « Outsider » est disponible en téléchargement gratuit.

STRAIGHT, MC depuis 1993, il rejoint MANY G en 1997 et fonde le groupe FORCE N.E.G. Un rappeur qui se distingue par la qualité de ses phases, et réputé pour ses victoires à de nombreux battles sur Bordeaux ! Nous pouvons retrouver STRAIGHT sur des compilations rap comme  « 33ème  régiment », « Bootlegz », « 33 s’exporte » et sur celle de DJ Poska « spécial province ».





DONY LONDON, membre du groupe Paradox qui fait partie du collectif Hors Limites Musik, commence à rapper à l’âge de 14 ans. L’état d’esprit de son rap est festif et souvent à prendre au second degré.



La tape « Hors Limites Musik Vol.2 » est disponible en ligne gratuitement.

Bravo à Fleyo, champion du END OF THE WEAK Bordeaux 2011 ! Souhaitons lui la même réussite pour la finale nationale qui aura lieu à Paris. A l’occasion de ce prochain challenge, nous retrouverons Alpha Wann (Paris), RES (Clermont-Ferrand), Doc Brrown (Quimper), Deen Burbigo (Marseille)…

Plus d’infos surhttp://www.eowfrance.com/

La France, championne du monde du BOTY ???

Le Battle Of The Year International 2011, avec sa programmation « A change of direction »  se déroule du 11 au 19 novembre à Montpellier.

Vendredi après-midi aura lieu le One vs One B.Boy International Battle, c’est Soso de Melting Force qui va représenter la France. 16 B.Boys vont s’affronter pour tenter de succéder à Thésis, vainqueur en 2010. Aux platines, nous retrouverons DJ Lean Rock, originaire de Boston, Massachusetts.



Vendredi soir, les femmes seront dans la place pour le We B*Girlz International Battle. Depuis quelques mois, Hip Open a suivi le parcours d’Alya et Marion, ces deux B.Girls de Perpignan, qui ont remporté la finale du BOTY France, le 8 juillet dernier. Cette fois-ci, le challenge est de plus grande envergure puisqu’il s’agit du titre mondial !

Les 8 meilleurs duos de B.Girls du monde seront présents pour se défier, devant les yeux attentifs des membres du jury : MovieOne (Espagne), Poe One (USA) et Valentine (France). Bien sûr, nous espérons pour Alya & Marion, la même place que les japonaises Narumi et Michan en 2010 !

 

Samedi, c’est l’International B.Boying Contest, une vingtaine de crews de la planète ont été qualifiés pour ce célèbre battle qui aura lieu à la Park & Suites ARENA de Montpellier. Un jury  de qualité composé de Poe One (Usa), Movie One (Espagne), Crazy (Suisse), Lilou (France), Taisuke (Japon), des MC’s au top : Maleek & Nasty (France), des Deejay’s de haut niveau : DJ Lean Rock (Usa) et DJ Mar (Japon) et des shows case sont également prévus lors de cette soirée. Rappelons que les Vagabonds, avec plusieurs titres remportés au BOTY International (Vice Champion du monde en 2002, Champion du monde en 2006) seront une fois de plus dans la compétition !

 

 

En attendant demain pour les premiers verdicts, il est important de saluer le rôle de l’association Attitude et de Six Step pour qu’un tel événement puisse avoir lieu. C’est toujours un plaisir de voir des performances de ce niveau, avec un panel de nationalités réuni autour du Hip Hop et de ses valeurs !

Une victoire bien méritée !



Cette année à Londres, les DJ’S vainqueurs des compétitions nationales DMC se sont affrontés pour remporter le titre de Champion du Monde DMC, les 6 et 7 octobre derniers. Dans la catégorie « Battle for Supremacy », c’est un français qui a atteint la première place… DJ Nelson !

 

Passionné par la culture Hip Hop, DJ Nelson est aux platines depuis 16 ans. Il retranscrit dans ses scratchs le côté revendicatif par des beats lourds et la dimension festive par la musicalité.  Ses influences s’étendent du Wu Tang Clan, à Nirvana, en passant par Michael Jackson… On retrouve dans ses sons du Hip Hop, R&B, Rock, Soul, Funk, Electro, ou encore du Dance Hall. On ressent une ouverture d’esprit et de l’énergie positive qui émanent de cet artiste.

Ce strasbourgeois, réputé pour la qualité de ses performances, a eu l’occasion de parcourir différentes régions du monde pour mixer : Allemagne, République Tchèque, Slovaquie, Angleterre, Togo, Maroc, Quatar, Brésil. Nelson est devenu incontournable dans l’art du deejaying !

 

 

 

 

 

Membre du Turntableast Crew,  DJ Nelson a remporté six fois le championnat de France DMC, et a été vice Champion du Monde DMC à deux reprises.  En 2011, il a réussi grâce à une technique impressionnante, qui a fait la différence face à ses adversaires. Saluons sa détermination et son talent !




>> Retrouvons DJ Nelson pour l’émission « Streetbeats » qu’il anime chaque samedi de 14h à 16h, sur RBS 91,9 FM ou en streaming sur www.radiorbs.com.

>> Et sur Myspace  & Facebook

>> Plus d’infos sur le DMC World : http://www.dmcdjchamps.com/

Une Université Hip-Hop… Mais non ?? Mais si !!!

L’université Hip Hop mobile (non ce n’est pas une université en ligne qui offre des cours de Hip Hop sur ton téléphone portable…) proposait cette année sa troisième session sous l’égide de ses créateurs et initiateurs :

D’ de Kabal, ex. membre de Kabal, groupe emblématique du Hip Hop hexagonal ayant sévi de 1993 à 1998 – date de la sortie de l’album  Etats d’âmes – présent durant ces quelques années sur les tournées d’Assassin et sur le projet 11’30 contre le racisme « Français, Françaises, tes politiciens tes politiciens vont trop vite … ». D’ est aujourd’hui slameur, chanteur, comédien, producteur, metteur en scène et animateur d’ateliers d’écriture (c’est tout ?). Il est aussi membre de Spoke Orkestra, à l’origine de nombreux projets dont les soirées BOUCHAZOREILL’.

Marie Labarrière, quant à elle, travaille dans le social, elle est détentrice d’une haute formation universitaire en ethnopsychiatrie et ethnométhodologie. Présente sur le terrain de la prévention spécialisée depuis de nombreuses années, elle participe activement à l’accompagnement des publics en difficulté et aux mesures politiques qui leur sont destinées.


UNIVERSITE

Pour faire simple je reprendrai les mots de D’ de Kabal sur son site R.I.P.O.S.T.E. qui expriment à la perfection l’intérêt de cette initiative :

« La culture Hip Hop a saisi toute une génération de jeunes gens qui se sont construits avec le dj’ing, la danse, le graffiti, le rap et le human beat box, développant ainsi leur énergie et leur créativité. Pourtant, le Hip Hop est souvent réduit à un défaut de culture, voire à des actes de rébellion dénués de pensée et teintés de vandalisme, en particulier pour le graff et le rap. Pour permettre au Hip Hop de déployer ses principaux atouts : énergie, transformation et création, nous proposons depuis 2008 l’Université Hip Hop mobile, espace public de partage et de savoirs. »

Effectivement, le terme « université » n’est pas à prendre au pied de la lettre, mais au sens de « lieu où les savoirs s’échangent ». C’est pourtant sous forme de session que ce projet est proposé au rythme d’une session par an, composée de différents cursus, le plus complet comprenant des séances de travaux dirigés dans 5 disciplines, des spectacles pédagogiques (cette année « Ecorce de Peines », « R.A.P. » et « Hip Hop Combo »), ainsi que des débats autour d’une question ou d’une problématique, thème de chaque session.

MOBILE ?

Tout à fait ! Chaque année, elle prend place dans un lieu différent afin de varier les publics. Cette année, c’est à Le Blanc Mesnil que les participants ont pu échanger sur le Hip Hop. L’idée est de faire connaître davantage cet art, si souvent molesté par des médias plus soucieux de vendre du cliché, de l’image « choc », que de transmettre un tant soit peu les messages positifs que cet art nous dévoile lorsque l’on s’en approche un peu, et débattre de la question de la session 2010-2011 : « Quel Hip Hop aujourd’hui ? ».

Cette université, ouverte à toutes et tous, accueille un public très divers : de l’amateur à l’activiste Hip Hop en passant par l’acteur du champ socioculturel, tous désireux d’en apprendre plus sur la culture Hip Hop ou sur les moyens de la transmettre. On y rencontre aussi des invités, des artistes, des sociologues, des militants…


HIP HOP

Il s’agit donc d’étudier le Hip Hop, d’en débattre mais aussi de le pratiquer. A cette fin les ateliers ou travaux dirigés étaient, cette année, pris en charge par : Batsch pour le Graff, DJ RH et DJ Fab pour le DJ’ing, Didier Firmin pour la danse Hip Hop, L.O.S. et Ezra  pour le Beatbox, et enfin GRS MC et  D’ de Kabal en personne pour le Rap.

Ces travaux dirigés révèlent d’une vraie réflexion et sont une version étoffée des ateliers classiques. Les freestyles et les échauffements donnent l’occasion à l’animateur de chaque atelier de classer les participants, non seulement, selon leur niveau mais, aussi et surtout, selon leurs attentes ; de celui qui découvre et apprend à celui qui, par ailleurs enseigne la discipline, en passant par celui qui cherche simplement à progresser dans sa pratique ou à approfondir sa connaissance des modes de transmission de l’art. Il s’agit ensuite de mêler réflexion et incidence sur les pratiques et bien sûr de s’essayer, de créer, de progresser…

Les travaux dirigés se terminent par un temps d’échanges sur les impressions et les ressentis des participants. Pour rester dans la sémantique universitaire une restitution a lieu au terme des ateliers, cette restitution est en fait un aperçu des échanges, des interrogations et des avancés du groupe au cours des séances. Elle peut se présenter sous forme d’exposé magistral ou de proposition artistique.


RETROSPECTIVE

Pour la première en 2008 la thématique principale était  «De qui sommes nous les descendants ? » avec comme invités : Oxmo Puccino, Casey et J.P. Thorn – pour la projection de son film documentaire « le dos au mur » (1980) – ainsi que des sociologues, des chercheurs, des historiens…  Un seul spectacle était alors au programme « les enfants perdus« .

En 2009, on s’interrogeait sur « construire et transmettre », une réflexion complexe organisée autour de quatre points :

– Culture Hip Hop et évolutions sociales

– Enjeux et modes de transmission de la culture Hip Hop

– 30 ans plus tard : héritage, partage ou fossé générationnel

– Parcours singuliers : Initiation, transmission donnée ou reçue. « Comment avez-vous rencontré le Hip Hop ? »

Ces quatre problématiques ont été déclinées dans des ateliers d’échange, une table ronde et un débat.

Pour la partie dite spectacles pédagogiques on pouvait revoir « les enfants perdus » et découvrir « Hip Hop from New York » mené par Mister Wriggles et Brian Green respectivement danseurs émérites du Queens et du Bronx. Aux commandes des travaux dirigés, on trouvait alors  Didier Firmin et José Bertogal pour la danse Hip Hop, L.O.S. pour le Beatbox, Batsch et Gilbert pour le Graff, DJ Fab, DJ RH pour le Dj’ing et Khondo pour le Rap.

MOT DE LA FIN

Afrika Bambaataa a dit « Suis nous, tu découvriras alors la puissance de la créativité qui sommeille en toi ». Un état d’esprit qui n’échappe certainement pas à D’ de Kabal et Marie Labarrière qui, dans le prolongement de cette idée, ont mis en place l’université Hip Hop Mobile. Un projet qui pousse non seulement chacun à se dépasser et à exploiter sa créativité mais aussi à renouer avec un passé, une Histoire, et à se faire, à son tour, le passeur des nombreuses valeurs du Hip Hop.

Alors, je vous le demande, qu’attendons nous pour accepter et reconnaître le Hip Hop comme une véritable culture en soi, d’ores et déjà ancrée dans le paysage culturel français et international ?

En bref, l’équipe de Hip Open salue cette initiative et attend avec impatience la session 2011-2012 !

Affaire à suivre…

SICA

>> L’université Hip Hop mobile est un projet réalisé par R.I.P.O.S.T.E.
Pour plus d’infos : www.d2kabal.com/  

BATTLE OF THE YEAR 2011: commentaires à chaud

Après 10 ans d’existence, on ne présente plus le Battle Of The Year, événement incontournable du Hip Hop.

L’association Attitude, organisatrice du BOTY France, a fait le choix de la ville de Nîmes pour les championnats de France 2011. Avec une programmation, intitulée « A Change of direction », étendue sur toute la semaine, nous pouvions assister à différents battles : danse debout, B.Girls, B.Boys, et Beatbox. Sans oublier les Circles Vibes, l’expo sur le BOTY International 2011 et la projection du film documentaire « 93, la belle rebelle » de Jean Pierre Thorn.


Revenons sur la soirée du vendredi 8 juillet, où a eu lieu le BATTLE B.BOY ONE VS ONE et WE B*GIRLZ BATTLE 2 VS 2. Une soirée sous le signe du Hip Hop dont les enjeux étaient importants… Gagner le BOTY France pour participer au championnat du Monde prévu le 19 novembre prochain à Montpellier…

Nous vous avions présenté, il y a quelques temps, Aliya & Marion (Perpignan), comme un duo de B.Girls prometteur qui se préparait pour le BOTY. Elles ont bel et bien atteint leur objectif, la victoire ! Aliya & Marion sont championnes de France 2011 de breakdance !!!

En finale, face à Saym & Manuella, elles ont fait l’unanimité devant le jury, composé BabySon (France), By Vang (France), Cico (Italie).


Pour le Battle de B.Boy, le vainqueur est Soso, du crew Melting Force (Saint Etienne), ce même crew qui a remporté le Battle international de l’événement Block Party le mois précédent.


Le samedi 9 juillet,  le public des Arènes de Nîmes a assisté au final du Battle Of  The Year, où les crews se sont affrontés pour le titre de champion de France. Les vainqueurs…les Vagabonds !!!

Le BOTY : de l’énergie, du talent et de beaux défis !

>> Plus d’infos sur : http://www.botyfrance.com/

>> Article précédant sur Aliya & Marion

D’la bombe à Perpignan !

Un fond musical Hip Hop, un soleil de plomb, des couleurs à foison, des artistes débordant de talents…c’était Meeting Of Styles ! Le M.O.S France 2011, pour la deuxième édition, a eu lieu à Perpignan, les 24, 25 et 26 juin dernier, sous les yeux émerveillés d’experts, de curieux, de passionnés…

L’art dans toute sa splendeur

Dans un esprit d’échange, ce festival international de Graffiti a réunit 50 writers français et étrangers de renom. Le temps d’un week-end, ils se sont appropriés les lieux de la Casa Musicale sur une surface de 800m2 prévue à cet effet. Ce site classé historique offrait un contexte inouï, associant un lieu symbolique du patrimoine à de l’art de rue. Une rencontre, sans challenge ni compétition, uniquement basée autour de la même passion artistique…le Graffiti !

Entre personnages et lettrages, les murs se sont remplis d’expression et de significations grâce à un travail de qualité, de précision. Une performance qui a donné vie à l’ensemble du site. Tous styles, influences et techniques confondus, ces graffeurs nous ont fait partager la richesse de leur univers artistique.

Un événement Hip Hop

Pour s’ouvrir aux autres disciplines du Hip Hop, les soirées ont été animées par des DJ’s, dont Stresh (Ali, Youssoupha) et Duke (Assassin). Du rap aussi, avec la scène Open-Mic ouverte à tous.

Ce fut une réelle volonté de la part de l’organisation, l’association U.I.S.C (Union Internationale de la Street Culture) de créer le Meeting Of Styles France et d’en faire un événement incontournable du Hip Hop. Sans pour autant nous révéler ses projets, Florent, organisateur du MOS France nous laisse entendre que l’année prochaine l’événement sera reconduit… Apparemment, il s’annonce encore plus fort !

En attendant, résultat du MOS France 2011 : un public réceptif qui en a pris plein les yeux… Un niveau impressionnant… Un plaisir unanime des writers invités… Une association à l’assaut de l’énergie artistique provoquée par le Graffiti… Une multitude de couleurs, de sourires et de la bonne humeur !


– Les graffeurs présents –

France :
Apash, Asem, Astro, Astus2, Bims, Cheatz, Duza, Esty, Flow, Hems, Hope, Jok, Just, Kanos, Kiser, Morn, Mutha, Nesk, Obite, Olson, Pablo, Rensone, Reso, Rev, Rude, Serin, Seth2, Shane, Skule, Skuz, Superpaum, Takt, Team, Wens.

International :

 Cisco (Espagne), Cren (Allemagne), Dase (Espagne), Demon (USA), DGONZ (USA), Duzer (USA), Dytch (USA), Jim (UK), Malakkai (Espagne), Persue (USA), Poesia (USA), Putos (USA).

>>http://www.meetingofstylesfrance.com/

Don’t Panik !

Rappeur et musulman…et alors ?

Nous connaissions « le slogan, la devise » du MC du Havre, Médine : « Don’t Panik », qui est le titre d’un de ses morceaux sur l’album du même nom, sorti en 2008.

Depuis 2010, cette expression résonne également pour une autre raison… La démarche de Keira Maameri… Elle a eu l’excellente idée de réaliser un film, intitulé Don’t Panik. Un documentaire qui traite de la relation entre le Rap et l’Islam. Pour cela, elle nous fait voyager au travers du vécu de six rappeurs : A.D.L. (Suède), Doug E Tee (Sénégal), Hasan Salaam (États-Unis), Manza (Belgique), Médine (France) et Youss (Algérie).


Pour considérer le travail de ces artistes à sa juste valeur et éviter tous les clichés et amalgames liés, à la fois à leur religion et à leur pratique artistique, ce film vient casser les préjugés. L’expérience partagée de ces rappeurs musulmans des quatre coins du monde atteste de leur discours positif et réfléchi. Le rap, un moyen d’expression qui leur permet de transmettre un message. Un message qui semble ne pas être compris ou écouté par tous, d’où certaines accusations injustifiées (« prosélyte », « communautaire », etc.)…

La diffusion

Pour ceux qui auront la chance d’être à Paris, le 26 mai prochain, profitez-en pour vous rendre à l’Institut du Monde Arabe (Paris 5ème), à 18h30, pour assister à la projection du film, suivie d’un débat et d’un concert en présence de la réalisatrice Keira Maameri, les rappeurs et le sociologue du film. L’entrée est gratuite.

Ce film illustre de vraies valeurs présentes dans le Rap. A l’inverse de beaucoup trop de médias français, l’initiative de Keira Maameri permet de donner la parole directement aux artistes. « Dont panik » : seulement des rappeurs, de l’énergie positive et des réflexions constructives !


– Réalisation  : Keira Maameri
– Montage : Hélène Amétis
– Production / Diffusion : Derniers de la classe Productions

>> www.imarabe.org/

Du Rap en série

« De l’encre », la nouvelle trilogie de Canal +, écrite et réalisée par les membres de La Rumeur sera en prime-time prochainement…

Hamé et Ekoué signent cette série digne d’un drame musical. L’histoire est basée sur le ghost writing, dont les auteurs « fantômes » sont payés pour écrire des chansons à des rappeurs. Nejma, rappeuse de 22 ans, manie la plume avec talent mais se compromet en écrivant dans l’ombre d’un slameur à succès.

Entre authenticité et artifices, cette fiction se glisse dans les coulisses du Rap et de son business.

Cette initiative permettra-t-elle de lever des tabous ?

En attendant de suivre la série, prévue dans le courant de la saison, et de se faire une opinion… Restons patients avant que « De l’encre » s’imprègne sur nos écrans !