40 ans après

photo : charlotte prieu

L’année 2013 restera symbolique pour la communauté Hip Hop du monde entier, en célébrant le quarantième anniversaire de cette culture, qui a vu le jour dans le quartier du Bronx, New York.

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TAREK (Paris Tonkar)

Tarek
Tarek est un artiste au parcours tellement riche et varié que l’on ne sait par où commencer… Auteur de bande dessinée depuis 1999 et auteur du livre de référence sur le graffiti : Paris Tonkar (paru en 1991).

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L’exposition One Shot

Hip Open présent à la Russian TeaRoom Gallery, en tant que partenaire de l’exposition One Shot, tout en étant en charge de la communication et des relations médias de l’événement vous fait partager les bonnes vibrations de la soirée et l’énergie positive qui y régnait…

L’exposition de peinture de Sly2, Kat et Onsept a eu un grand succès : une galerie bondée, un public impressionné par les toiles et des artistes sans arrêt félicités !

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

Pour ces trois artistes, ce fut une première d’exposer ensemble. Le constat : trois styles bien distincts qui ont fait preuve de complémentarité pour cette exposition en commun, sans faire de différence sur la qualité. On retiendra le sens de la précision et la touche d’humour décalé d’Onsept, la spontanéité de la peinture de Sly2 et ses couleurs explosives, ainsi que la maîtrise de la bombe et l’effet de pointillisme de Kat.

Les visiteurs, amateurs d’art, passionnés de Graffiti, artistes, photographes, journalistes, curieux sont venus en nombre et n’ont pas hésité à nous donner leurs avis. En voici quelques-uns…

« Très belle expo où l’art se mêle à la poésie avec la profondeur et les couleurs de Sly2, ainsi que l’humour, la pertinence et la justesse du détail d’Onsept. J’ai également apprécié les toiles de Kat qui sont encore très différentes des deux autres. Pour moi, le travail avec la matière, la peinture ou l’encre offre une authenticité unique. Big up à tous les trois ! » V.

« Tout simplement génial ! On voit qu’il y a un énorme travail qui a été fait, c’est impressionnant. » S.

« Une bonne expo, des artistes abordables… Kat : des effets de dingue et uniquement à la bombe… Onsept : des détails impressionnants. Sly2 : le lâché des couleurs ! » M.

« Onsept m’a fait oublier tout le reste par sa technique et son univers décalé ! » B.

« C’était une expo de qualité, je suis content d’être venu ! Et pourtant je ne dis pas ça souvent… » K.

« Une expo agréable à découvrir, trois styles complétement différents dont le mélange est harmonieux. Pour moi, c’est un événement bien organisé, le public présent était diversifié et plutôt ouvert donc il était facile de discuter et d’échanger nos impressions avec d’autres personnes. Une bonne ambiance ! J’ai trouvé le concept de la soirée éphémère très bien. Je pense que ça a été un vrai succès pour les artistes. » S.

L’exposition One Shot terminée, ces trois artistes pleins de créativité travaillent déjà sur d’autres projets…

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

 

Kat, débordante d’énergie et d’idées, poursuit ses projets individuels liés à la peinture et prépare de nouvelles séries, notamment sur de nouveaux sujets (certaines icônes des années 1940 à 1960). Elle travaille aussi sur des projets de sérigraphies avec son collectif Détraké et continue son activité d’architecte en parallèle.

Photo : Sylvain Mathieu

 

 

 

 

Onsept, lui, exposera à la Favela Chic, bar dans le 11ème arrondissement de Paris, lors d’une soirée pour Halloween, le 31 octobre, avec The Coolege aux platines. Vous pourrez voir ou revoir certaines toiles de l’exposition One Shot et de ses séries précédentes. Onsept prépare également un voyage de 9 mois en Asie, dont le départ est prévu pour novembre, où il profitera de la découverte du territoire pour développer un projet artistique et rencontrer d’autres artistes.

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

 

 

Pour Sly2, du 29 au 31 octobre, des ateliers et performances en collaboration avec le conteur burkinabé KPG sont prévus dans un centre psychiatrique. Du 1er au 6 novembre, il sera en résidence avec la compagnie de danse Hip Hop Nomade pour réaliser un décor et filmer leur spectacle Connexion. Pour janvier, il prépare une exposition à la galerie La Friche, dans le quartier de Belleville à Paris. D’autres rendez-vous seront à prévoir aussi surprenants les uns que les autres…

 

Ce fut un plaisir d’avoir fait équipe avec eux… En plus de leur talent, Sly2, Kat et Onsept ont un bon état d’esprit, des qualités humaines et une humilité à saluer !

>> Plus d’infos sur :

–  le site web de SLY2
–  le site web de Onsept
–  la page web de Kat
le site web de l’exposition One Shot

NJ

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 « Que l’on soit une nana ou un mec, dans le Graffiti,
il faut faire ses preuves, montrer ce que l’on a dans le ventre…
Pour moi, il n’y a aucune différence. » 

Missy

Un voyage par l’image


La photographie… Un langage universel qui a le pouvoir d’immortaliser un instant à jamais… Un moyen d’expression qui a la capacité de faire passer des émotions… C’est à travers l’œil de Valentin Campagnie que nous plongeons dans l’univers de la photographie.

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RENSONE

A l’occasion du Meeting Of Styles France 2011, Hip Open en direct de Perpignan, a rencontré Rensone, un Graffeur de Strasbourg.

Qu’est-ce que cela représente pour toi de participer à ce festival international de Graffiti?

Je peins depuis une dizaine d’années mais je restais spectateur des événements que l’on voyait dans les magazines, comme le Meeting Of Styles, cela me paraissait inaccessible. Pour moi, c’était une fin en soi…une espèce de reconnaissance de se faire inviter à ce genre d’événement.

Il y a encore deux ans je ne peignais qu’à Strasbourg. Puis je suis allé un peu à Paris j’ai rencontré Astro, les ODV… Ils m’ont complimenté sur mon taf, on a peint ensemble et ils m’ont invité au M.O.S. Pour moi, c’est un honneur. Depuis un petit moment, je commence à être invité à des rencontres de Graffiti. Mais c’est le premier Meeting Of Styles auquel je participe.

Comment définirais-tu le style de tes œuvres ?

Mon travail a beaucoup évolué depuis les 5 dernières années. Aujourd’hui, mon style est un compromis entre les deux grosses composantes du Graffiti : les personnages et les lettres. Certains Graffeurs font du perso et du lettrage mais de manière dissociée. En ce qui me concerne, je cherche à les réunir, faire un pont entre les deux, donc je fais des personnages remplis de lettres.

D’où vient ton inspiration ?

Au niveau du graffiti, mes références sont Reso (ndlr : également présent au M.O.S) pour moi, c’est la plus grosse pointure française du Graff, je pense aussi au crew DMV qui fait un taf mortel, ils ont 10 piges d’avance sur tout le monde !

Mon inspiration est souvent liée à mes centres d’intérêt du moment… A une période où je me renseignais sur l’Histoire de l’Egypte, j’ai réalisé des œuvres sur les momies. Dernièrement, j’ai fait une série sur les Fables de la Fontaine… Avec ma copine Missy qui fait de l’illustration, on a fait une fresque en reprenant l’histoire du Corbeau et du renard. L’idée est qu’il devait pleuvoir au moment de cette histoire alors elle n’aurait pu avoir lieu, d’où le personnage qui accroche des bacs aux nuages. Il retient l’eau pour que l’histoire puisse bien avoir lieu. Cette fresque se lit de gauche à droite et s’appelle « La véritable histoire du corbeau et du renard ».

Quel message revendiques-tu au travers de tes œuvres ?

Chaque peinture détient un message particulier en filigrane, même si peu de gens le verront, moi je sais qu’il est présent et je saurais le décrire aux gens qui s’y intéressent. L’image du Graffiti dans la société est un de mes thèmes qui revient souvent.

En ce moment, ma ligne directrice est ce personnage un peu massif, avec son marcel. Je décline des situations dans lesquelles je le mets en scène, ce qui me permet de raconter des petites histoires dans chaque fresque.

Venons en à ton évolution…maintenant tu exposes, on fait appel à toi pour des commandes… Certains qualifient ce passage de la rue au « business » comme « vendre son âme au diable ». Que réponds-tu à ça ?

Très bonne question ! Le Graffiti, quand il a commencé, il n’y avait pas de règles… Le but c’était de voir notre nom partout donc on le mettait partout. On peignait des trains, des murs, des ponts d’autoroutes… On peignait partout ! Et aujourd’hui les puristes, c’est-à-dire les gens qui cherchaient à mettre leur nom partout, vont dire : « Ah ouais mais non, dans les galeries, il ne faut pas le mettre ! ».  Pour moi, ce n’est pas logique… Si l’on veut perpétuer l’idée du Graffiti qui est de tartiner et imposer aux gens, qui le veulent ou non, notre façon de voir le monde, notre façon de dessiner, notre façon de travailler… Hé bien on se doit d’être complet. Etre complet, c’est aussi aller dans les galeries. Ma façon de garder la tête froide là dessus, c’est de jouer sur les deux tableaux : ce n’est pas parce que je vends mes productions en galerie que je ne vais pas aller peindre dans un squat, avec des potes sur des murs que personne ne verra jamais, à part le S.D.F du coin. J’assume les deux ! Complètement.

Ne penses-tu pas que la valeur marchande dénature l’art et pousse certains artistes à faire des œuvres vides de sens ?

C’est vrai dans la plupart des domaines artistiques, dans le Graffiti, on n’y échappe pas. Certes, il y a toujours la dimension créative, underground, en marge…mais il y a la partie commerciale… En ce qui me concerne, je vends lorsque j’ai besoin de financer des projets. Par exemple, en octobre, je pars en Palestine, donc pour ça j’ai fait des plans légaux. Sans pour autant retomber dans des travers commerciaux que j’ai pu connaître au début… Maintenant que je gagne mieux ma vie, je fais précisément ce que j’ai envie de faire, après si ça ne plaît pas, le tableau il reste chez moi, je ne le vends pas, c’est tout. Le fait de garder mon boulot à côté (ndlr : chercheur dans le domaine de la chimie), j’ai moins de temps pour peindre, mais je suis complètement libre quand je peins ! Par contre, ce que je cautionne pas, ce sont les artistes qui vivent correctement et qui font de la merde pour gagner encore plus.

A ce propos, que penses-tu du film de Banksy « Faîtes le mur » ?

Banksy a montré l’aspect purement commercial, les dérives du Street Art et c’est l’un des premiers…comme toujours ! Et là, il a été le premier a le coucher sur pellicule. Il montre aussi que l’on peut tomber assez facilement dans ces travers et dans le délire artistique. L’un des messages que je retiens c’est que certains ne font pas de la qualité mais savent bien se vendre donc il a montré que l’on pouvait arriver à ce genre de niveau, aussi dans les galeries.

Aussi, ce qui est intéressant dans ce film c’est qu’il a voulu en dire un peu sur lui, mais pas trop… Même s’il relate la vie de Banksy au passage, je le prends comme un pied de nez. Tous les gens attendaient le film sur Banksy pour découvrir de nouvelles pièces, des nouveaux délires et non… Il met en scène un autre personnage donc un pied de nez de plus, c’est ça qui était sympa avec ce film !

Que dirais-tu à ceux qui dénigrent l’art du Graffiti, ceux qui ne considèrent pas le Graffiti comme un art ?

Perso, je ne leur en veux pas. Les Graffeurs sont des gens qui prennent la liberté d’écrire sur un mur, qui ne leur appartient pas donc si tu n’es pas dans le milieu, que tu comprends pas les codes, que tu ne prends pas la peine de fouiller un peu… Forcément tu n’as pas la même approche donc je peux comprendre que ces personnes le vivent comme une attaque et le voient comme une dégradation.

Tu les laisses penser ça sans essayer de les faire changer d’avis ?

J’essaie de les faire changer d’avis si je sens qu’il y a un espoir… Quand tu as une idée préconçue sur quelque chose, tu ne veux surtout pas t’apercevoir que tu as tort. Donc tu te contentes de tes arguments sans aller chercher à comprendre davantage. On est tous comme ça, selon les domaines. Mais si des gens sont désireux de comprendre je serais là pour parler avec eux, expliquer ce que je fais,  montrer des photos, etc.

Nous ne sommes pas tous des bandits (rires)…au contraire d’ailleurs ! A mon avis, les gens imaginent les Graffeurs comme des mecs de 15 piges qui se cherchent… En regardant bien, la plupart en ont 25, ils bossent tous, certains ont des enfants. Ce sont des gens responsables !

Avant de terminer… Quel est ton attachement à la culture Hip Hop ?

Je suis dedans à fond ! Avant tout par la danse (ndlr : il a pratiqué le Breakdance pendant 10 ans), où j’ai pu découvrir la véritable énergie positive du Hip Hop, avec les aspects de challenge et de défi… C’est un moteur pour la vie en général !

Mot de la fin…libre à toi de t’exprimer !

Je suis vraiment content qu’un événement comme le M.O.S puisse exister ! On peint dans de très bonnes conditions. On a même des échafaudages. Les murs sont mortels. C’est un sacré pas en avant ! Et il y a même des sponsors qui prêtent leur image, donc tant mieux, on avance, c’est ça qu’il faut retenir.

Au M.O.S, on s’engage à construire quelque chose ensemble, on respecte le travail de l’autre, il y a une synergie qui se crée. Pourtant, il n’y a rien de plus difficile que de travailler à plusieurs artistes. Mais ici, c’est le but, bosser ensemble et repartir avec des belles photos !

D’la bombe à Perpignan !

Un fond musical Hip Hop, un soleil de plomb, des couleurs à foison, des artistes débordant de talents…c’était Meeting Of Styles ! Le M.O.S France 2011, pour la deuxième édition, a eu lieu à Perpignan, les 24, 25 et 26 juin dernier, sous les yeux émerveillés d’experts, de curieux, de passionnés…

L’art dans toute sa splendeur

Dans un esprit d’échange, ce festival international de Graffiti a réunit 50 writers français et étrangers de renom. Le temps d’un week-end, ils se sont appropriés les lieux de la Casa Musicale sur une surface de 800m2 prévue à cet effet. Ce site classé historique offrait un contexte inouï, associant un lieu symbolique du patrimoine à de l’art de rue. Une rencontre, sans challenge ni compétition, uniquement basée autour de la même passion artistique…le Graffiti !

Entre personnages et lettrages, les murs se sont remplis d’expression et de significations grâce à un travail de qualité, de précision. Une performance qui a donné vie à l’ensemble du site. Tous styles, influences et techniques confondus, ces graffeurs nous ont fait partager la richesse de leur univers artistique.

Un événement Hip Hop

Pour s’ouvrir aux autres disciplines du Hip Hop, les soirées ont été animées par des DJ’s, dont Stresh (Ali, Youssoupha) et Duke (Assassin). Du rap aussi, avec la scène Open-Mic ouverte à tous.

Ce fut une réelle volonté de la part de l’organisation, l’association U.I.S.C (Union Internationale de la Street Culture) de créer le Meeting Of Styles France et d’en faire un événement incontournable du Hip Hop. Sans pour autant nous révéler ses projets, Florent, organisateur du MOS France nous laisse entendre que l’année prochaine l’événement sera reconduit… Apparemment, il s’annonce encore plus fort !

En attendant, résultat du MOS France 2011 : un public réceptif qui en a pris plein les yeux… Un niveau impressionnant… Un plaisir unanime des writers invités… Une association à l’assaut de l’énergie artistique provoquée par le Graffiti… Une multitude de couleurs, de sourires et de la bonne humeur !


– Les graffeurs présents –

France :
Apash, Asem, Astro, Astus2, Bims, Cheatz, Duza, Esty, Flow, Hems, Hope, Jok, Just, Kanos, Kiser, Morn, Mutha, Nesk, Obite, Olson, Pablo, Rensone, Reso, Rev, Rude, Serin, Seth2, Shane, Skule, Skuz, Superpaum, Takt, Team, Wens.

International :

 Cisco (Espagne), Cren (Allemagne), Dase (Espagne), Demon (USA), DGONZ (USA), Duzer (USA), Dytch (USA), Jim (UK), Malakkai (Espagne), Persue (USA), Poesia (USA), Putos (USA).

>>http://www.meetingofstylesfrance.com/

Le graffiti, un art sans limite ?

Le graffiti, cet art éphémère tant stigmatisé, si incompris du public nous a tous un jour ou l’autre, de près ou de loin, tapé dans l’œil… Utilisé comme un moyen d’expression, les graffeurs s’approprient l’espace public dans une optique artistique et souvent militante, pour contester, déranger, revendiquer, dénoncer, faire réfléchir, soutenir… L’artiste, dans la rue, reste libre ! Libre de véhiculer un message politique, social, environnemental…tel un vecteur de communication informel dans la société. A l’aide de pochoirs, stickers, affiches, ils font vivre cet art. Sans oublier les bombes chargées de révolte, qui explosent en couleur sur les murs, pour faire réagir les passants.

Le street art est l’un des premiers mouvements artistiques internationaux. Un métier de l’ombre qui nécessite de garder l’anonymat. La loi continue à sanctionner le graffiti, considéré comme : « une destruction, dégradation ou une détérioration volontaire d’un bien appartenant à autrui ».

Ce milieu « underground » s’est développé dans les années 90 avec des artistes comme Obey aux Etats Unis, Blu en Italie, Akayism en Suède, etc. Et bien sûr Banksy en Angleterre. Banksy est un artiste emblématique dans le monde du graff. On le qualifie de révolutionnaire, activiste, agitateur social… Il a beaucoup fait parlé de lui dans le monde de l’art, notamment pour avoir accroché ses œuvres dans de nombreux musées. Aussi, Disneyland en Californie restera marqué par l’impressionnante installation de Banksy : une figurine gonflable d’un détenu de Guantanamo dans un des parcs.

Fidèle à son engagement, il s’est rendu en Palestine pour graffer sur le mur de séparation.

Pour continuer dans sa lancée, quand Banksy se met à créer un générique des  Simpson, ça donne :


Banksy est le réalisateur du film Exit Through The Gift Shop,  (Faîtes le mur en version française), sortie en décembre dernier.


Ce film est une immersion dans l’univers et les coulisses du street art. Il témoigne du talent, de la passion et de la détermination des artistes. Avec un travail de précision et d’organisation nécessaire pour prévenir des risques.

Au delà des images, une réflexion de fond sur l’éthique des graffeurs ressort. L’artiste est-il légitime seulement lorsqu’il est anonyme ?  Pour être reconnu, le graff doit-il rester dans la rue ? La valeur marchande dénature-t-elle l’art ? Le graff, doit-il apparaître dans les galeries, les musées, chez les marchands d’art ?

Le film Faîtes le mur illustre cette crainte de la « récupération », mise en scène, ici, par Thierry Guetta, un français vivant à Los Angeles, qui se lance dans le street art sans éthique, sans âme…et va jusqu’à ouvrir sa propre galerie pour exposer et vendre une profusion d’œuvres vides de sens.

Une crainte…pour Banksy, lui-même ? Du fait de ses expos, de ses œuvres qui s’arrachent à des milliers, voire des millions d’euros dans les salles des ventes… Ou bien pour l’univers du street art en général ? Les musées ou les galeries restent élitistes. La rue, quant à elle, capte tous les regards. C’est dans cet esprit que vit le graffiti… Un art qui se pratique dans la rue pour être accessible à tous !

> Plus d’infos sur :
http://www.faiteslemur-lefilm.com/
http://www.banksy-art.com/banksy.html
http://www.blublu.org/
http://obeygiant.com/

> Pour aller plus loin :
téléchargez le dossier d’Eneko Gorri sur le Street Art : DOSSIER Street Art – Eneko Gorri