FLASH INFOS

Il semblerait que la météo de vendredi prochain nous surprenne énormément… Une température très élevée, pour ne pas dire jamais atteinte en février est à prévoir dans la soirée du 8. Ce record inégalé serait localisé sur une zone en particulier…le Rocher de Palmer !

Pourquoi cette augmentation soudaine du thermomètre en ce lieu de concert ?

Trois raisons : TRIPTIK, NEMIR et A2H, des valeurs sûres pour réchauffer l’atmosphère !

Affiche concert

Trois shows sont donc à prévoir, ou plutôt à voir, car ces artistes sont bien connus pour leurs prestations scéniques très entrainantes. Donc le public de Bordeaux doit inévitablement se préparer à transpirer !

TRIPTIK 

Ce groupe de rap français qui a fait son apparition dans les années 90 est revenu sur le devant de la scène, toujours avec la même énergie. Dans les textes, on ressent bien sûr plus de maturité, sans pour autant qu’ils aient délaissé cette fraîcheur dans leur créativité.


Greg Frite (Black Boul’), Dabaaz et Drixxxé ont sorti en juin dernier un nouvel EP « Depuis », disponible sur Itunes (cliquez ici pour y accéder). Et les voir en concert dans notre ville, forcément…ça fait plaisir !


 NEMIR

Ce MC de Perpignan fait parler de lui dans la France entière et même au delà des frontières. Son énergie sans limite, son authenticité revendiquée et son univers unique ont su s’ajouter à son talent pour le faire briller aux yeux de son public. Pour beaucoup, Némir a été découvert sur internet grâce à son morceau « Carences et parenthèses »…


Maintenant, il pète le score avec Deen Burbigo sur le morceau « Ailleurs » qui compte plus d’un million de vues sur le web. « Ailleurs » est également le nom de son EP, disponible sur Itunes (en cliquant ici) ainsi qu’en CD et vinyle.


Avant tout, Némir est un artiste de scène donc en live, accompagné par Gros Mo, Carlito et son DJ Every Dayz, il sera plus que chaud, c’est sûr !

A2H 

Un rappeur qui a aussi multiplié les scènes et qui a su se faire remarquer par la richesse de son univers musical…


A2H a sorti son premier album solo intitulé « Bipolaire » et on y retrouve un featuring avec Némir (dispo sur Itunes ici).


Ce concert s’annonce bouillant ! Avec de tels artistes qui ont participé aux soirées « CAN I KICK IT ? », on s’attend évidemment à des freestyles en fin de soirée…

Vous n’avez plus qu’à le noter : vendredi 8 février au Rocher de Palmer, à partir de 20h30, concert de TRIPTIK, NEMIR et A2H. Et c’est du rap en indé !

NJ

>> Plus d’infos sur : http://lerocherdepalmer.fr

+ Le site web de A2H 
La page web de TRIPTIK 
La page web de NEMIR 

Madison Square Garden made in Bordeaux

Avec le phénomène des battles de Rap, on pourrait se dire encore un événement supplémentaire de ce genre… Ce n’est pas tout à fait le cas : les battles Madison Square Garden (MSG) à Bordeaux ne sont pas organisés en ligue.

Avant tout, cet événement vise à mettre en avant des artistes locaux, telle une vitrine pour faire découvrir de nouveaux talents. C’est aussi le moyen de rassembler tous les acteurs du Hip Hop bordelais. C’est pourquoi, l’organisateur Davidovitch, qui est également artiste souhaite que les MSG n’appartiennent à aucune équipe (aucun crew, aucune team…) pour fédérer toute la communauté Hip Hop locale. Une très bonne initiative !

Tony Kila VS Dony

Cette démarche ne se limite pas au Rap, ces battles sont également ouverts aux beatmakers. A l’occasion de la troisième édition des MSG qui a eu lieu dimanche 25 novembre dans l’après-midi, nous avons pu constater que l’événement a pris de l’ampleur par rapport aux deux premières éditions. Maintenant, les battles se déroulent dans la grande salle de Barbey pour pouvoir accueillir un public nombreux.

Vous voulez les résultats ?

Côté beatmakeurs, Pandemik Muzik (Bachir) a gagné contre ThaProd, Mr Wesh a remporté le défi face à RFDO et le jury a donné l’avantage à Kilogrammes Prod face à Noxious. Les battles étaient serrés, vu le bon niveau des artistes. Donc pour le jury, le choix a été difficile.

Niveau rap, Endé s’est incliné face à Costa, Dony a gagné contre Tony Kila et Fleyo a remporté haut la main la victoire contre Kame Lemake. Et Fleyo est même reparti avec le trophée du meilleur punchliner.

Fleyo VS Kame Lemake

Entre les battles, le public a pu découvrir ou redécouvrir deux artistes bordelais, Brakata (MC) et Beasty, beatboxer, qui a été champion de France en 2010.

Beasty

Pour la prochaine édition, une discipline supplémentaire sera à juger. Il s’agit du Graffiti. Ce battle se présentera comme un fil rouge, avec couleurs et autres contraintes imposées. Les graffeurs réaliseront une œuvre dans la cour de la Rock School Barbey et devront la présenter à la fin pour que le jury détermine la meilleure production. Et il se pourrait bien que les MSG s’élargissent à l’avenir aux battles de danse…

Le concept vous plaît, vous souhaitez y participer, contacter Davidovitch.

>> Plus d’infos sur les pages Facebook & Twitter.

DJ PREMIER & BUMPY KNUCKLES

Pour ceux qui n’ont pas pu être présents lors du show de DJ Premier et Bumpy Knuckles aka Freddie Foxxx à Bordeaux, Hip Open vous donne un aperçu de la soirée…

« Le concert était dingue !!! Je n’ai jamais autant crié et sauté ! Le public était au rendez-vous, une salle remplie comme ça à Bordeaux pour une soirée Hip Hop, ça fait plaisir ! » A.

« Ce concert Hip Hop : du lourd !!!
Des artistes authentiques, un lieu underground et des bonnes vibes ! » G.

 « Très bon moment, très bon public, une salle qui permet une proximité avec les artistes très appréciable… Bref une très bonne soirée Hip Hop ! » K.

« Pour faire les photos, c’était la galère… L’ambiance était tellement chaude que mon objectif était sans cesse embué. Je suis sérieux ! Ce concert, c’était un grand moment Hip Hop. Le public bordelais a été réactif aux classiques de Premo et aux lyrics hardcore de Bumpy. Ce fut une belle soirée… » Valentin

>> Plus de photos sur la page web de Valentin Campagnie 

L’exposition One Shot

Hip Open présent à la Russian TeaRoom Gallery, en tant que partenaire de l’exposition One Shot, tout en étant en charge de la communication et des relations médias de l’événement vous fait partager les bonnes vibrations de la soirée et l’énergie positive qui y régnait…

L’exposition de peinture de Sly2, Kat et Onsept a eu un grand succès : une galerie bondée, un public impressionné par les toiles et des artistes sans arrêt félicités !

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

Pour ces trois artistes, ce fut une première d’exposer ensemble. Le constat : trois styles bien distincts qui ont fait preuve de complémentarité pour cette exposition en commun, sans faire de différence sur la qualité. On retiendra le sens de la précision et la touche d’humour décalé d’Onsept, la spontanéité de la peinture de Sly2 et ses couleurs explosives, ainsi que la maîtrise de la bombe et l’effet de pointillisme de Kat.

Les visiteurs, amateurs d’art, passionnés de Graffiti, artistes, photographes, journalistes, curieux sont venus en nombre et n’ont pas hésité à nous donner leurs avis. En voici quelques-uns…

« Très belle expo où l’art se mêle à la poésie avec la profondeur et les couleurs de Sly2, ainsi que l’humour, la pertinence et la justesse du détail d’Onsept. J’ai également apprécié les toiles de Kat qui sont encore très différentes des deux autres. Pour moi, le travail avec la matière, la peinture ou l’encre offre une authenticité unique. Big up à tous les trois ! » V.

« Tout simplement génial ! On voit qu’il y a un énorme travail qui a été fait, c’est impressionnant. » S.

« Une bonne expo, des artistes abordables… Kat : des effets de dingue et uniquement à la bombe… Onsept : des détails impressionnants. Sly2 : le lâché des couleurs ! » M.

« Onsept m’a fait oublier tout le reste par sa technique et son univers décalé ! » B.

« C’était une expo de qualité, je suis content d’être venu ! Et pourtant je ne dis pas ça souvent… » K.

« Une expo agréable à découvrir, trois styles complétement différents dont le mélange est harmonieux. Pour moi, c’est un événement bien organisé, le public présent était diversifié et plutôt ouvert donc il était facile de discuter et d’échanger nos impressions avec d’autres personnes. Une bonne ambiance ! J’ai trouvé le concept de la soirée éphémère très bien. Je pense que ça a été un vrai succès pour les artistes. » S.

L’exposition One Shot terminée, ces trois artistes pleins de créativité travaillent déjà sur d’autres projets…

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

 

Kat, débordante d’énergie et d’idées, poursuit ses projets individuels liés à la peinture et prépare de nouvelles séries, notamment sur de nouveaux sujets (certaines icônes des années 1940 à 1960). Elle travaille aussi sur des projets de sérigraphies avec son collectif Détraké et continue son activité d’architecte en parallèle.

Photo : Sylvain Mathieu

 

 

 

 

Onsept, lui, exposera à la Favela Chic, bar dans le 11ème arrondissement de Paris, lors d’une soirée pour Halloween, le 31 octobre, avec The Coolege aux platines. Vous pourrez voir ou revoir certaines toiles de l’exposition One Shot et de ses séries précédentes. Onsept prépare également un voyage de 9 mois en Asie, dont le départ est prévu pour novembre, où il profitera de la découverte du territoire pour développer un projet artistique et rencontrer d’autres artistes.

Photo : Hervé PHOTOGRAFF

 

 

Pour Sly2, du 29 au 31 octobre, des ateliers et performances en collaboration avec le conteur burkinabé KPG sont prévus dans un centre psychiatrique. Du 1er au 6 novembre, il sera en résidence avec la compagnie de danse Hip Hop Nomade pour réaliser un décor et filmer leur spectacle Connexion. Pour janvier, il prépare une exposition à la galerie La Friche, dans le quartier de Belleville à Paris. D’autres rendez-vous seront à prévoir aussi surprenants les uns que les autres…

 

Ce fut un plaisir d’avoir fait équipe avec eux… En plus de leur talent, Sly2, Kat et Onsept ont un bon état d’esprit, des qualités humaines et une humilité à saluer !

>> Plus d’infos sur :

–  le site web de SLY2
–  le site web de Onsept
–  la page web de Kat
le site web de l’exposition One Shot

NJ

Du Hip Hop US à Palmer

Pour ceux qui ont manqué le concert de Ill Chemistry et Solillaquists Of Sounds, le 8 octobre au Rocher de Palmer, Hip Open vous fait le débrief…

Ill Chemistry est un duo composé de Desdamona, rappeuse, aux teintes Soul, et de Carnage the Executioner, beatboxer phénomenal.

Ce groupe de Minneapolis, Minnesota a fait une belle performance digne d’un orchestre à part entière, en faisant partager son énergie positive à un public réactif.

Cette première partie de soirée a été pleinement réussie : une ambiance groove et des sons Hip Hop & Soul comme on les aime. Ill Chemistry, du talent et un bon état d’esprit !


Solillaquists Of Sounds est un groupe de 4 artistes, dont deux MC’s Alexandrah et Swamburger, un producteur et compositeur Divinci et une poète Tanya Combs, venu d’Orlando, Floride.

 

Nous retiendrons de ce show, la mise en scène originale avec ses références à l’univers de la bande dessinée et la voix envoûtante d’Alexandrah.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ressent chez eux une touche d’humour et un ton décalé pour ne pas dire déjanté qui correspondent bien à leur identité musicale.

 

 


Pourtant loin du rap mainstream, le public a été nombreux à assister à cette soirée sous le signe du Hip Hop américain. Une découverte de deux univers très différents qui a permis à tous de se faire un avis sur les artistes.

« J’ai adoré Ill Chemistry ! Il y a une bonne alchimie entre les deux et c’est un groupe sans artifice. Bonne prestation ! » Moon

« Le groupe Ill chemistry porte très bien son nom. C’est un mélange étonnant et détonnant ! Quant à Solillaquists, j’ai adoré l’imitation de Jimi Hendrix à la MPC et la chanteuse à une voix absolument sublime… » Charlotte

>> Plus d’infos sur :

Site officiel de Solillaquists of Sound

Page Facebook Ill Chemistry

Site officiel du Rocher de Palmer

Le MOS France 2012 !

Cette année, Hip Open est partenaire du Meeting Of Styles France.


L’étape française de ce festival international de Graffiti a lieu à la Casa Musicale, à Perpignan. L’événement se passe ce week-end (21 et 22 juillet). Graffiti de jour ? Graffiti de nuit ? Le public présent pourra profiter des deux grâce aux horaires étendues : de 18h à 4h le samedi et 12h à 0h le dimanche.

CelloGraff réalisé par Astro et Kanos à Perpignan pour annoncer le Meeting Of Styles

L’association U.I.S.C vous a concocté un programme autour de la street culture (graff, deejaying, rap, danse, roller, skate, BMX).

Plus de 50 graffeurs français et internationaux  seront présents spécialement pour l’occasion. Avec 1200 m2 de surface sur des murs qui vont de 2 à 5 mètres, ça vaut le détour ! Sans compter la free zone qui donnera la possibilité à d’autres graffeurs de laisser une trace de leur art, bien que très éphémère.

Des sessions de rap en freestyle sont également prévues, en présence de MC’s de la nouvelle génération : Deen Burbigo et Eff Gee (L’Entourage), Esso (Cool Connexion), Bunk et Jiddy Vybz (Set & Match), Kenyon, Fleyo, Némir, Hassan, Carlito, Gros Mo, en plus d’un invité surprise…
Durant le festival, il y aura aussi du breakdance sous forme de cercle ouvert à tous les danseurs. Nous pouvons déjà annoncé la venue de B.Girl Marion (vice championne du monde du Battle Of The Year 2011, en duo, et championne du BOTY France 2011 et 2012). L’ambiance du Meeting Of Styles France 2012 sera rythmée par les deejays du label Blackelk (Everydayz, UM, Gram, Freakshow).

Le MOS France se veut être une rencontre autour des disciplines de la culture Hip Hop, en invitant des artistes renommés. Pour le public, l’entrée est gratuite.

Donc rendez-vous dès samedi, à partir de 18h à la Casa !

> Pour plus d’infos : http://www.meetingofstylesfrance.com/

END OF THE WEAK FRANCE

La finale française du End Of the Weak a eu lieu à la Bellevilloise (Paris), le 26 juin dernier. Un concours de rap qui a réuni 10 MC’s de la France entière. En cinq épreuves, Alpha One, Alvin, Dalseem, Dandyguel, Deen Burbigo, Doc Brrown, Fleyo, Mic Orni, RES et Straight se sont affrontés pour le titre de champion de France du E.O.W 2012.

En décembre dernier, Hip Open avait suivi la finale de Bordeaux, où Fleyo a remporté le titre. Un autre rappeur de Bordeaux, Straight, vainqueur des sélections à Pau, était présent à Paris. Ces deux MC’s se sont bien défendus, cependant ils n’ont pas obtenu suffisamment de points pour arriver sur le podium.

Dans le classement, le jury a désigné à l’unanimité le rappeur Dandyguel d’Issy-les-Moulineaux, suivi de quelques points par RES (Poitiers, vainqueur du E.O.W de Clermont Ferrand). Quant au troisième, il s’agit du MC de Quimper, Doc Brrown. Des notes ont été attribuées en fonction de la qualité d’écriture, la créativité artistique, la présence scénique, le flow et la « star quality » de chaque rappeur.

Au programme : texte libre, a capella, improvisation (freestyle bag), MC VS DJ et le « cypha skills » (sur une instru au hasard, les MC’s se passent le micro toutes les 4 mesures). Le public venu en masse a également pu assister aux shows case de Némir, Dany Dan, Kenyon et Artik. Une soirée animée par DJ Keri et DJ Nicolson, dans le cadre du festival Paris Hip Hop, qui s’est justement déroulée dans une ambiance agréablement Hip Hop.

Dandyguel remporte donc la finale française du End Of the Weak 2012 et ira à New York en septembre prochain à l’occasion de la finale internationale du EOW ! 

>> Plus d’infos sur :

le site du E.O.W France

le reportage vidéo de Canal Street

Method Man en live !

Direction La Rochelle pour assister au concert de Method Man à La Sirène ! Une soirée qui s’est tenue le 27 avril dernier à guichet fermé.

 
Method Man, ce rappeur new yorkais incontournable depuis le début des années 90 et membre du Wu-Tang Clan a été de passage en France, lors d’une tournée, à l’occasion de son cinquième album solo « Crystal Meth ».

Accompagné de DJ Mathematics, deejay officiel du Wu-Tang Clan et de Streetlife, rappeur et complice de longue date, Method Man a mis le feu sur scène en reprenant ses classiques. Pendant le show, on salue le moment où il consacre un hommage à ODB (Ol’ Dirty Bastard), membre du Wu-Tang décédé en 2004. Le groupe est à l’honneur, les cris et les gestes du public l’attestent !

Flashback…

Method Man signe sur le légendaire label de rap Def Jam pour la sortie de son premier album solo Tical en 1994. Puis, il multiplie les collaborations, il réussit même l’improbable… Dans sa carrière artistique, Method Man aura travaillé avec Notorious B.I.G. (morceau :« The What ») et Tupac Shakur (sur « Got My Mind Made Up ») !

Après la sortie de l’album Blackout ! avec Redman, ces deux rappeurs forment un duo remarquable et remarqué, notamment dans le film How High.

Souvent considéré comme le membre préféré du Clan aux yeux du public, Method Man est le M.C qui rappe le refrain du morceau mythique « C.R.E.A.M. » (Cash Rules Everything Around Me).


Sportivement Hip Hop

A plus de 40 ans, ce « show man » reste à la hauteur de sa réputation. A La Sirène, le public est en transe, et lui n’hésite pas à s’y jeter à plusieurs reprises. On le voit marcher au-dessus de la foule, soutenu par les mains des plus courageux. Un show aussi sportif qu’impressionnant lorsque l’on assiste aux acrobaties de Method Man… Oui, Meth va jusqu’à taper un salto avant pour atterrir et être retenu par ses fans.

Method Man reste incontestablement l’un des meilleurs MC’s à voir sur scène. Tellement à l’aise, il n’y a pas de doute, il est vraiment dans son élément. Son énergie est telle que le public lui rend bien. Cette ambiance si bouillonnante se fait naturellement.

Les personnes présentes repartiront avec une touche d’amertume lorsque le concert se termine… Trop court ! Seuls les souvenirs et les clichés de la soirée leur redonneront le sourire.
>> Plus d’infos sur :

–  le site officiel de Method Man
–  le site du Wu-Tang
–  La Sirène

BREAK IN NEWS

Le 18 février dernier a eu lieu au Royal à Pessac la soirée Break in News volume 1… Un mini festival où l’on pouvait voir défiler sur scène des rappeurs, danseurs, beat boxers de la scène Hip Hop locale, pour un spectacle de qualité et un peu plus de 3 heures de show sans coupure.

Une cassure dans la cassure 

Diïmé et Concada (Point Barre), avec Straight (force N.E.G. / Discipline production) ont organisé ce projet au sein de l’association Anonym Production. Considérant le Hip Hop comme un mode de vie, ils ne cachent pas leur désir de partager et  faire découvrir ce mode d’expression hors normes dans toute sa diversité et donner à tous, connaisseurs comme néophytes, un aperçu de la scène Hip Hop.

Point Barre

Sur la scène du Royal, nous avons pu voir Mâle Adroit et SBB Crew dans un show de danse entraînant et Nathan au beat box, sans oublier les rappeurs : Favelas, Anonym, VTF, Kilam le râleur, Point Barre, Argo et Straight.

Argo

Le choix de l’organisation d’offrir des passages relativement courts a porté ses fruits. Le public n’a pas eu le temps de s’ennuyer et ceux venus pour soutenir un artiste en ont forcément découvert d’autres. Du rap à la danse, en passant par le beat box, tous se sont succédés sans interruption, dans un show présenté, animé et rythmé par le speaker Bagbonoar.

B.Boy Gwen (SBB Crew) en Hallow Back

Pessac, première ville à accueillir Break In News, était représentée par les artistes locaux Siana et l’Italiano du groupe VTF qui, nous ont présenté les jeunes des ateliers d’écriture de la Châtaigneraie. Mohamed, Ayoub et Amine ont ainsi eu l’occasion de tenter l’expérience de la scène pour la toute première fois.


En attendant un Break In News volume 2…

Diïmé, Concada et Straight se promettent de renouveler l’expérience, chaque fois dans une nouvelle ville, afin de présenter des artistes locaux, d’autres plus médiatisés et mettre en lumière davantage de disciplines.

STRAIGHT

>> Contact Break In News : dimnw@live.fr

SICA

Les dessous du Gangsta Rap

Le 16 février au Rocher de Palmer s’est tenu un débat auquel Hip Open se devait d’assister. En prémisse du concert de Sefyu, présent lui-même en tant qu’intervenant, aux côtés des membres de la revue « Volume ! », venus retracer les grands traits de leur dernière publication « Sex sells, Blackness too ? ». Une approche sociologique du rap mainstream.

Volume ! est une publication ayant vu le jour en 2002. L’idée était d’observer avec un œil très universitaire et scientifique la musique dans toutes ses composantes, en utilisant méticuleusement les sciences sociales. L’édition 8-2 présentée s’attarde ici sur la matérialisation du corps de la femme noire dans le Hip Hop mainstream, plus communément appelé « bling bling », et revient sur les évolutions post-coloniales de la « race » noire, s’interrogeant foncièrement sur la représentation et le sens même du mot « race ».

Du racisme, mais pas de « race » ?

Pour Franck Freitas chercheur à l’Université Paris 8, le terme « race » n’a pas de dimension scientifique. Et même les dimensions culturelles et ethniques capables de l’expliquer ne sont pas assez fortes. Ces termes figent les communautés et ne prennent pas en compte les évolutions. Donc selon lui, si la « race » existe, cela n’est qu’à travers le racisme, qui est une mise en évidence de discriminations, un terme fort pour mettre en exergue différentes formes d’oppressions. Le rap ne serait donc qu’un moyen d’expression de ces oppressions. Une manière inconsciente de rappeler cette évolution. La « race » phénomène sociologique donc, et non pas biologique.

Le rap, « cette forme de poésie, ou du moins cet effort artistiqueet ses 20 ans d’expérience », est pourtant considéré par les médias et les sciences sociales de façon négative. Il relève même parfois du scandale. L’université l’a longtemps rejeté, et de nombreuses personnalités, qualifient ses acteurs « d’analphabètes », « d’ignorants », mettant en avant le caractère misogyne de certains clips vidéo ou de paroles dégradantes. « Et si l’on souligne souvent ce caractère sexiste, il est aussi question de race et de mises en avant de clichés, la plupart du temps en fonction du contexte politique », rappelle Franck Freitas. Il affirme même par la suite que ce processus de matérialisation du corps de la femme noire, belle, sensuelle, est comme un symbole pour détourner les anciens clichés esclavagistes.

Un Hip Hop calibré

Karima Ramdani, également chercheuse à l’Université Paris 8 prend à son tour la parole pour réaffirmer la démarche commerciale et marchande à laquelle sont confrontés les artistes de la scène Hip Hop mainstream. Elle évoque, par exemple, les plus grandes facilités dont bénéficiera une artiste magrébine pour vendre de la musique R&B. Et revient également sur le fait que l’on tolère plus facilement ceux qui nous ressemblent. D’où la meilleure intégration des communautés portugaises et hispaniques en France, par rapport aux communautés noires ou arabes.

Elle ressasse les rouages de l’industrie marketing dans laquelle sont enclavés ces artistes. « Le Hip Hop est un divertissement qui pour exister se doit d’être économiquement rentable et donc répondre à une demande ». En l’occurrence une quête d’émancipation qui elle est « interraciale ». D’où sa capacité à capter l’attention d’un public « multiracial ». Par exemple, le jeune blanc de classe moyenne, également en recherche d’affirmation, n’a pas de mal à s’identifier au message. « Un message calibré, répondant à une sorte de cahier des charges mis en place pour vendre massivement », ajoute Franck Freitas.

Sefyu, exemple d’intégrité

Sefyu s’est révélé être un personnage de choix pour clore ce débat. Conscient de faire de la musique contestataire, il est ce rappeur engagé ayant à la base plutôt privilégié de mettre en avant le contenu au dépend du contenant. Autrement dit en cachant son visage pour concentrer les critiques sur sa musique. Et le buzz fut conséquent.  Pris dans la tempête médiatique, il dut se résoudre à satisfaire la curiosité d’un large public pour ne pas ternir sa légitimité et vaincre les stéréotypes et les polémiques.

Enfin, il a expliqué qu’en France, à la différence des Etats-Unis, le Hip Hop trainait un déficit d’image de part sa diversité : « un contexte différent ayant vu les noirs américains se fédérer derrière un passé commun d’esclaves, tandis qu’en France les minorités venaient de trop d’endroits différents et dans des contextes diversifiés ». Arguant avec espoir que repousser le racisme passerait peut être par la solidarisation de ces minorités pour se construire une histoire commune. Une idée comme un rêve, si proche mais si difficile d’accès.

Une étude universitaire qui paraît intéressante. Ces chercheurs ont le mérite de s’intéresser au rap. Mais au rap commercial, ce qui est réducteur. Pourquoi n’analyser que les clichés du rap alors que ce genre de musique propose bien davantage de qualités ? Ne serait-il pas mieux de s’attarder sur l’autre facette du rap, au rap authentique ?

Ludovic Lacroix